Jeudi 12 mars 2009 4 12 /03 /Mars /2009 17:39
La liquidation de l`héritage gaullien par la « droite » UMP… 

Communiqué de Louis ALIOT

Après vingt-deux révisions de la constitution de la Vème république, le vote contre la volonté populaire du traité de Lisbonne, la continuation de l’immigration-colonisation, l`UMP s`évertue à liquider l`héritage gaullien avec méthode et détermination. 

Dominique Baudis sur l’antenne de France 2 a réaffirmé son positionnement atlantiste en soutenant la fusion de la France dans un pilier européen de l`alliance atlantique au mépris de notre indépendance nationale et de notre souveraineté.
Comment ne pas opposer la conception européenne des dirigeants de l’UMP avec la pensée du général de Gaulle sur ce sujet : «Pour l’école dirigeante de chaque parti politique, l’effacement de notre pays est devenue une doctrine établie et affichée. […] D’où l’adhésion à “l’Europe” vue comme une construction dans laquelle des technocrates formant un “exécutif” et des parlementaires s’investissant du législatif — la grande majorité des uns et des autres étant des étrangers — auraient qualité pour régler le sort du peuple français».

Seul le FN défend aujourd’hui une Europe des peuples libres et des Etats indépendants !
Par douaumont - Publié dans : communiqués du Front National
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Vendredi 13 mars 2009 5 13 /03 /Mars /2009 15:20
de voltairenet.org

par Anthony J. Hall


Pendant de trop longues années, quelques sociologues ont battu le haut du pavé en participant à une campagne de propagande visant à dénigrer toute critique de la politique des États-Unis en l’assimilant à une fascination pathologique des masses pour le complotisme. Les temps changent. Lors de la prestigieuse conférence annuelle de sociologie de l’université de Winnipeg, le 6 mars 2009, le professeur Anthony J. Hall s’est interrogé sur l’impunité de l’administration Bush que lui procure le tabou du 11-Septembre. Nous reproduisons la version développée de son intervention.
   


De graves allégations criminelles planent autour de l’ex-président des États-Unis, George W. Bush, et de l’actuel président du Soudan, Omar al-Bashir. À la fin du mois de février 2009, il a été rapporté que la Cour pénale internationale basée à La Haye se prépare à émettre un mandat à l’encontre d’al-Bashir au sujet de sa culpabilité présumée à des crimes de guerre, crimes contre l’humanité et génocide. Alors que ces documents étaient en cours de préparation contre le chef de l’État du Soudan, l’ex-président Bush se préparait à lancer une série de conférences rémunérées débutant à Calgary, en Alberta (Canada) le 17 mars. La visite de Bush dans la capitale pétrolière de l’Alberta fait figure de test de la cohérence et de l’authenticité de la positon « sans équivoque » du gouvernement canadien, selon laquelle « le Canada n’est pas et ne deviendra pas un refuge sûr pour les personnes impliquées dans des crimes de guerre, crimes contre l’humanité ou autres actes répréhensible. »

Le contraste entre les traitements accordés à Bush et à al-Bashir ont été mis en évidence quasiment par inadvertance, par Geoffrey York, un collègue avec qui je m’entretenais souvent quand nous étions tous les deux correspondants réguliers du quotidien Globe and Mail il y a presque 20 ans, sur les péripéties d’affaires autochtones du Manitoba qui, à maintes reprises, devinrent des sujets captant l’attention nationale. Dans son reportage sur les charges retenues contre al-Bashir, York écrivait : « Pour la première fois dans l’histoire, un tribunal pénal international s’apprête à émettre un mandat d’arrêt contre le chef d’un État, l’accusant d’orchestrer une campagne de meurtres, de tortures et de viols. » Le journaliste estimait que l’initiative de la CPI « serait saluée par beaucoup comme un signe que personne n’est au-dessus de la loi. »

Ce contraste frappant entre le traitement d’al-Bashir et celui de Bush sert à clarifier la division qui existe dans le monde entre des criminels (ou présumés tels) en deux grandes catégories, l’une constituée par une petite élite essentiellement au-dessus des lois et l’autre par des gens pas suffisamment riches ni assez influents pour s’affranchir de la force coercitive de la loi. Ce n’est pas sans ironie que je suis arrivé à cette conclusion. D’une part, la décision de la CPI d’engager des poursuites contre al-Bashir, ainsi que d’ouvrir un véritable procès contre le chef de guerre congolais Thomas Lubanga Dyilo en janvier 2009, sont les signes d’une transformation majeure de la CPI. Le tribunal n’est plus un simple porte-voix pour l’expression vide de nobles idéaux, mais plutôt un lieu de véritable engagement visant à assujettir la règle du meurtre, de la mutilation et de l’intimidation à l’autorité supérieure du droit.

D’autre part, en désignant par sa première action juridique la responsabilité de potentats locaux dans ces régions de l’Afrique qui souffrent, là même où souvent dominent les cartels des matières premières et leurs régimes clientélistes, la CPI a surtout souligné l’hypocrisie de l’Occident qui protège ses propres seigneurs et profiteurs de guerre au sein du complexe militaro-industriel de toute responsabilité juridique pour les actes de violence de ses agents : beaucoup de ceux qui régulièrement planifient, instiguent, financent, arment, facilitent et s’engagent dans cette exploitation appartiennent à ce que l’on appelle le secteur privé. En effet, le double standard promu par la CPI dans le choix de ses objectifs en matière de poursuites n’est que la répétition sur la scène internationale de la grande duplicité du système de justice pénale aux États-Unis.

Comme l’illustre crûment la proportion inéquitable et scandaleusement élevée de Noirs parqués dans les prisons privatisées de la superpuissance déclinante [1], les forces de l’ordre et la justice, de toute évidence, font montre d’efforts disproportionnés pour criminaliser les Afro-américains pauvres, en prenant soin d’exclure de leur attention les habitants des banlieues pavillonnaires à la peau claire et les enclaves plus rares encore de l’extrême richesse. Les autorités en charge de l’application du nouveau droit international se limiteront-elles à poursuivre les responsables de gangs dans le ghetto continental de l’Afrique tout en regardant ailleurs quand il s’agit de réseaux criminels plus globaux dont les sièges sont situés en Amérique du Nord, en Europe, en Israël, et, de plus en plus, en Chine, en Inde et en Russie.

Si la renommée d’Omar al-Bashir est loin d’être internationale, George Bush est l’un des hommes les plus connus dans le monde. En effet, tout au long des huit années de sa présidence désastreuse, Bush a réussi à se rendre odieux à l’ensemble de la planète. Il est largement détesté pour ses décisions politiques ainsi que pour l’assortiment de faucons bellicistes, de corsaires du capital, de propagandistes du mensonge, d’évangéliques fanatiques, d’usuriers, de dérangés défenseurs de la torture, et de généraux psychotiques qui formaient son proche entourage [2]. Une proportion importante de l’opinion publique mondiale voit cet homme discrédité comme l’incarnation de quelque chose de bien pire qu’un exécrable dirigeant. Ils considèrent le 43e président des États-Unis comme un individu grossier, irrespectueux des lois. En effet, beaucoup voient à juste titre Bush comme un déviant pathologique qui nourrissait le fantasme délirant que la puissance de sa fonction lui donnait tout pouvoir pour autoriser les forces armées de son pays et de compagnies de mercenaires privées à commettre massacres, disparitions et tortures les plus graves et d’une amplitude génocidaire.

Cette vision très populaire s’appuie sur un nombre croissant d’études juridiques d’universitaires qui utilisent des éléments de preuve déjà disponibles dans la sphère publique pour établir que George Bush et ses subalternes ont violé de nombreuses lois nationales et internationales, y compris les Conventions de Genève et les instances de l’ONU interdisant la torture. Philippe Sands, Francis Boyle [3]et le professeur Michael Mandel de l’Osgood Hall Law School, trois des juristes internationaux les plus actifs, ont démontré que George Bush et son cabinet de guerre avaient transgressé le droit international, à de très, très nombreuses reprises. De fait, la liste est longue des juristes qui cherchent à amener l’ex-président américain devant la justice. Avec son nouveau livre, The Prosecution of George W. Bush for Murder, Vincent Bugliosi, ancien procureur dans l’affaire Charles Manson, ajoute sa voix à la foule [4].

Compte tenu de la substance et de l’étendue de la documentation déjà assemblée pour inculper Bush et nombre de ses principaux lieutenants pour des crimes nationaux et internationaux, la capacité de l’ex-président à franchir les frontières internationales pour donner des discours dans des lieux comme Calgary est un indicateur du malaise juridique des organismes d’application de la loi. Le rôle de ces organismes est-il de protéger la propriété et le prestige des riches de l’incursion des marginalisés et des démunis ? La loi n’est-elle pas une simple vue de l’esprit si elle ne peut pas restreindre l’utilisation abusive de la violence aux fins d’enraciner les privilèges et d’intimider la dissension ? Les autorités de la Couronne au Canada ou le ministère public dans d’autres pays se lèveront-ils afin de démontrer leur respect pour la puissance de la loi et son application uniforme au président comme à l’indigent, aux colons comme aux autochtones, aux Blancs comme aux Noirs ? Comment pouvons-nous transcender les codes, souvent racistes, contenus dans la rhétorique de la loi et de l’ordre, et les élever aux normes requises par le respect de la primauté du droit ?

Donnera-t-on jamais sa chance à l’épanouissement de la vérité dans un procès qui verrait, non seulement Bush, mais aussi Richard Cheney, Donald Rumsfeld, Paul Wolfowitz, Condoleezza Rice et d’autres rendre des comptes pour leurs décisions et leurs actions dans la conduite de guerres d’agression. En tant que principaux stratèges, les industriels de l’armement et du pétrole, les propriétaires de sociétés de mercenaires, et leurs lobbyistes et propagandistes, la plupart de ces individus ont contribué à édifier les plans de ce projet pour un nouveau siècle américain, c’est-à-dire la privatisation de notre économie basée sur la terreur et les fausses justifications pour les soi-disant « guerres préventives ». Un an avant le 11 Septembre, le PNAC annonçait le besoin « d’un nouveau Pearl Harbor », afin de produire le climat d’hystérie nécessaire à la réalisation des objectifs de ses sponsors. Le plus ambitieux d’entre tous était la création d’un prétexte pour prendre le contrôle des ressources pétrolières en Irak et dans tout le Moyen-Orient.
Imaginer le monde régi par le droit international

Depuis plusieurs générations, le principe a été établi que tous les peuples du monde et leur gouvernement doivent reconnaître l’intérêt commun de la compétence universelle lorsqu’il s’agit de traiter de la plus haute forme de criminalité. À son retour d’Afrique en 1890, George Washington Williams, un missionnaire noir des États-Unis, a contribué à établir la pensée légale dans cette direction. Comme Williams cherchait des mots assez évocateurs pour décrire les effroyables violations des droits de l’homme dont il avait été témoin dans l’État dit libre du Congo du roi Léopold, il trouva l’expression « crimes contre l’humanité ». En 1944, un juif polonais qui avait échappé à l’horreur nazie en Europe, s’appuya sur son expérience pour renforcer le vocabulaire de la criminalité internationale. Raphael Lemkin a inventé la notion de « génocide », afin de faire avancer le projet d’essayer de traiter des crimes si graves qu’ils compromettent la survie d’une partie de la famille humaine. Dans le monde entier, Lemkin a cherché à ce qu’il ne puisse y avoir d’immunité, ni de refuge, pour ceux qui sont impliqués dans l’élimination de groupes nationaux, ethniques, raciaux ou religieux ; mécanismes auxquels il ajoute aussi le génocide culturel. Lemkin a contribué à aider les délégations à l’Organisation des Nations Unies à établir, en 1948, la Convention sur la prévention et la répression du crime de génocide. Ce pilier fondamental du droit international n’a été adopté par les États-Unis qu’en 1989.

Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, le gouvernement états-unien a brièvement été perçu comme le principal champion du principe que ceux qui commettent les cas les plus élevés de criminalité internationale doivent être tenus responsables individuellement en tant que personnes. Cette brève convergence du pragmatisme et de l’idéalisme a été mise en œuvre dans les processus juridiques de Nuremberg et de Tokyo, où certains des dirigeants de l’Axe défait ont été jugés devant des tribunaux militaires internationaux. En décrivant ses objectifs au président états-unien Harry Truman, le procureur général du gouvernement des États-Unis à Nuremberg Robert Jackson, a expliqué que le moment était venu d’établir clairement « que la guerre d’agression est illégale et criminelle ». A son avis, une telle activité, y compris les campagnes « d’extermination, d’asservissement et de déportation de civils », constituaient des « crimes internationaux » pour laquelle « les individus sont responsables ». En présentant son argumentation devant les juges, Jackson a souligné l’importance d’aller au-delà de toutes les anciennes lignes de défense qui avaient fourni une « immunité pour pratiquement toutes les personnes impliquées dans les plus grands crimes contre l’humanité et la paix ». « Un aussi vaste domaine d’irresponsabilité » ne pourrait plus être « toléré » parce que « la civilisation moderne met des armes de destruction illimitées dans les mains des hommes. »

Le vocabulaire utilisé par les juges de Nuremberg dans la détermination de la peine des condamnés nazis souligne que « le fait de déclencher une guerre d’agression n’est pas seulement un crime international ; il est le crime international suprême qui se distingue des autres crimes de guerre seulement en ce sens qu’il renferme tout le mal accumulé de l’ensemble. » Les attendus de Nuremberg ont été affinés et adoptés en 1950 par l’Organisation des Nations Unies comme principes qui incluent, précisément, la nature même des actes illégaux connus pour avoir eu lieu, par exemple, à Abou Ghraïb et à Guantanamo sous la présidence de George W. Bush. Les principes de Nuremberg divisent la criminalité internationale en trois catégories : les crimes contre la paix, les crimes de guerre et les crimes contre l’humanité. Un de ces principes stipule que : « le fait que l’auteur d’un crime international a agi en qualité de chef d’État ou de fonctionnaire ne dégage pas sa responsabilité en droit international. » [5].

Bien que la Cour pénale internationale soit un nouvel ajout récent à l’infrastructure juridique du droit pénal international, elle s’appuie sur des espoirs, des idéaux et des traditions qui ont de profondes racines dans beaucoup de sociétés en quête de justice. En dépit de tous ses problèmes et lacunes, la CPI est la meilleure expression d’une tentative visant à implémenter un grand nombre des proclamations les plus émouvantes de l’humanité annonçant l’égale dignité de chaque vie humaine telle que définie dans la Déclaration universelle des droits de l’homme. La CPI a été créée à la suite d’une étude des Nations Unies pour devenir une véritable entité lors du Statut de Rome en 1998. Le tribunal a acquis une forme institutionnelle en 2002. Il compte actuellement 108 États membres, dont le Canada, avec 40 États supplémentaires en passe de ratifier le Statut de Rome.

Les gouvernements de la Russie, de l’Inde et de la Chine s’opposent à la cour. Le président Bill Clinton a signé le traité de Rome au nom de son gouvernement mais le président Bush a annulé la signature de son prédécesseur en 2002 dans le cadre de ses vastes et multiples efforts visant à exclure les États-Unis de plusieurs accords multilatéraux. La CPI demeure-t-elle le meilleur espoir pour l’avenir, ou le lamentable échec des États à ce jour pour défendre et faire respecter la primauté du droit international nous conduit-il à un stade où l’humanité doit essayer autre chose ? Sommes-nous arrivés à un point dans l’évolution de la communauté mondiale, où il devient envisageable, voire nécessaire, de commencer à mettre en place les structures d’une véritable juridiction dont les fonctionnaires appliqueraient leur compétence pour arbitrer et faire appliquer le droit pénal international par l’expression d’une certaine forme de citoyenneté partagée de l’humanité ?
Calgary et le Congo

Il y a beaucoup plus en jeu que ce que l’on discerne immédiatement de la décision de George Bush d’accepter une invitation à s’adresser à un parterre de chefs d’entreprise réunis à Calgary par la Chambre de Commerce locale. Selon David Taras, un professeur de sciences politiques à l’université de Calgary, il faut y voir une stratégie de l’ancien président des États-Unis pour entamer le processus de réhabilitation de son image auprès du public dans ce centre urbain « très conservateur et pro-américain ». Certains ont surnommé Calgary la « Houston du nord », un surnom qui ne rend pas compte du caractère réel de la ville. Calgary est en effet quasiment une colonie de Houston et de Dallas, économiquement et, dans une certaine mesure, politiquement et culturellement. Une forte proportion de ses habitants ont émigré du Texas ou ont des parents qui ont fait le voyage vers le nord depuis l’État de l’ancien gouverneur Bush. Calgary est la base politique et la circonscription du gouvernement minoritaire de l’actuel dirigeant du Canada, le Premier ministre Stephen Harper. En 2001, Harper et certains de ses proches conseillers de la province ont clairement affiché leurs positions pleines de préjugés quand ils ont préconisé la construction d’un « pare-feu » autour de l’Alberta afin de protéger ses ressources pétrolières et ses agences de l’autorité constitutionnelle du gouvernement national du Canada.

Au cours des huit dernières années, Harper a agi plus ou moins comme le principal détenteur de la marque de fabrique Bush dans sa gouvernance du Canada. En tant que leader de l’opposition, Harper a réprimandé le Premier ministre Jean Chrétien de ne pas engager les troupes canadiennes dans l’invasion anglo-US et l’occupation de l’Irak. Harper a travaillé en étroite collaboration avec l’ancien Premier ministre de l’Alberta, Ralph Klein, en s’opposant au protocole de Kyoto sur le changement climatique mondial. Les deux ont repris à leur compte le discours politique développée par la société de conseil et relations publiques, Burson-Marsteller. La branche de cette société à Calgary est la National Public Relations, dont les « chargés de communication verts » ont créé des organisations de façade, telles que la Canadian Coalition for Responsible Environmental Solutions.

David Frum a été l’un des zélateurs les plus frappants de l’axe idéologique qui relie l’Alberta aux idées et au staff de la Maison Blanche de Bush. Avant que Frum ne devienne l’un des principaux propagandistes de la « guerre contre la terreur » de George Bush [6] cette icône des néoconservateurs avait gagné ses galons en travaillant au magazine libertaire Alberta Report de l’évangéliste Ted Byfield. Frum est largement crédité à droite pour avoir contribué à renouveler la condamnation de « l’Empire du Mal » de Ronald Reagan, par l’élaboration de la formule « l’Axe du Mal ». George Bush la rendit célèbre en l’incluant à sa propagande de guerre d’agression dans son discours présidentiel sur l’État de l’Union en janvier 2002.

Par conséquent, de nombreuses forces de l’histoire convergent dans la manière dont Bush sera reçu par les fonctionnaires de l’immigration et du ministère de la Justice quand il atterrira à l’aéroport international de Calgary. Le 23 février 2009, une organisation portant le nom d’avocats contre la guerre a averti des fonctionnaires, y compris le Premier ministre Harper et le chef de l’opposition de Sa Gracieuse Majesté, que « George W. Bush, ancien président des États-Unis et commandant en chef des forces armées états-uniennes, est une personne soupçonnée de torture et autres violations flagrantes des droits humains, de crimes contre l’humanité et de crimes de guerre, de manière crédible. » Se référant à des dispositions très précises de la loi sur l’immigration et de ses sections particulières relatives aux crimes contre l’humanité et crimes de guerre, les juristes ont précisé pourquoi Bush ne devrait pas être autorisé à entrer dans le pays. Ils continuent en expliquant que, si Bush est autorisé à pénétrer sur le territoire canadien, alors il devrait être arrêté par des agents de police canadiens. À l’appui de ces assertions, les juristes citent de nombreuses sources, y compris des éléments de preuve tiré d’un rapport interne de l’armée US terminé en juin 2008 par le général Antonio Taguba. Ils ont également cité certaines des conclusions rendues en février 2009 par le Rapporteur spécial des Nations Unies sur la torture, Manfred Nowak. Ce responsable de l’ONU écrit : « Nous possédons tous les éléments de preuve qui établissent que les méthodes de torture utilisées dans les interrogatoires par le gouvernement des États-Unis ont été spécialement ordonnés par l’ancien ministre de la Défense américain Donald Rumsfeld .... Il est évident que ces ordres ont été donnés en pleine connaissance par les plus hautes autorités des États-Unis. »

Il existe de nombreux aspects canadiens à la prolifération mondiale de la torture, aux restitutions extraordinaires, aux incarcérations injustifiées, aux refus d’une procédure régulière et à d’autres violations flagrantes des droits humains qui dans la plupart des cas impliquent, d’une manière ou d’une autre, la Maison-Blanche de George Bush. La gendarmerie royale du Canada, le ministère canadien des Affaires étrangères et le Service canadien du renseignement de sécurité sont impliqués avec l’ensemble des branches du gouvernement états-unien dans les événements qui ont conduit à l’emprisonnement et à la torture en Syrie des citoyens canadiens Maher Arar, Abdullah Almalki, Ahmed El-Maati et Muayyed Nureddin. La terreur d’État qui s’abattit sur ces personnes constitue une petite partie du régime de non droit transnational résultant de l’affirmation illégale du président des États-Unis de sa compétence juridictionnelle sur toute personne, partout dans le monde, qui serait désignée par le pouvoir exécutif des États-Unis comme combattant ennemi illégal. Ce terme de « combattant ennemi illégal » est une expression inventée par les conseillers de George Bush comme un dispositif linguistique permettant au gouvernement voyou des États-Unis de se soustraire à la juridiction de droit international ou même à sa propre législation.

Michael Keefer, de l’université de Guelph, a soigneusement étudié le zèle du gouvernement de Stephen Harper à reproduire la stratégie de George W. Bush pour amplifier le rôle de la sécurité nationale étatique en jouant jusqu’à l’hystérie la carte de la menace de l’existence supposée d’une cellule terroriste islamiste locale dans la région du Grand Toronto. Keefer a montré la façon dont la GRC a utilisé des « taupes » rétribuées qui reçurent plusieurs millions de dollars pour la fabrication d’un fiasco lorsque les « accusations se sont évaporées ». L’affaire a littéralement « implosé » après que la GRC eût créé les conditions politiques pour que le Premier ministre Harper puisse diffuser en 2006 la version canadienne des théories hallucinatoires de George Bush au sujet de la « haine » imaginaire que l’islam vouerait aux libertés occidentales. La débâcle fut sévère, mais probablement pas assez pour ne pas détruire les vies de jeunes gens traumatisés et ce bien qu’ils soient sortis libres du tribunal. Selon Keefer, cet épisode consistait essentiellement dans son ensemble en « une opération de propagande concoctée pour renforcer la frauduleuse opération de manipulation psychologique que constitue la guerre contre le terrorisme ayant suivi le 11-Septembre ».

Le rôle des gouvernements canadien et états-unien en tant que partenaires dans des violations flagrantes des droits de l’homme et du droit international est illustré de façon transparente dans le cas du citoyen canadien Omar Khadr [7]. Khadr était un enfant soldat de quinze ans en Afghanistan lorsque les forces américaines l’arrêtèrent après un incident violent au cours duquel le jeune garçon fut blessé deux fois. Peu de temps après cet épisode litigieux, Khadr fut transféré dans le tristement célèbre camp X-Ray de Guantanamo à Cuba. Le Premier ministre Stephen Harper a utilisé l’affaire pour affirmer publiquement sa volonté de subordonner la souveraineté du Canada à la culture de domination militaire de l’Amérique de George Bush. À la différence des dirigeants des autres pays occidentaux qui sont intervenus avec succès pour faire libérer leurs citoyens de Guantanamo, Harper s’est fait un point d’honneur de ne pas demander aux autorités américaines, le retour d’Omar Khadr dans son pays de naissance.

Le général canadien Roméo Dallaire, qui prit part à des opérations de maintien de la paix des Nations Unies, a fait des observations sur l’importance de l’affaire Omar Khadr comme une expérimentation par les gouvernements canadien et états-unien de décisions de ne pas respecter les lois internationales interdisant la poursuite des enfants soldats. Dallaire a écrit : « Nous permettons aux États-Unis de juger un enfant soldat canadien devant un tribunal militaire dont les procédures violent les principes fondamentaux de la justice. » Le général a fait état de « preuves irréfutables de malfaisances des États-Unis », d’« altérations » de preuves par des fonctionnaires, et de diverses formes d’abus à l’encontre d’Omar Khadr, y compris des menaces de « viol et de mort ». Dans l’affaire Omar Khadr, Dallaire accuse le gouvernement du Canada de se rendre complice d’« un affront aux droits de l’homme et au droit international. »

Le mépris de tous les principes reconnus du droit états-unien et international à Guantanamo Bay et à Abou Ghraïb seront presque certainement vus par les générations futures comme définissant des marqueurs de l’infamie des deux mandats de la présidence de George W. Bush. Un certain nombre de juristes militaires ont démissionné de leur poste à Guantanamo, dégoûtés, y compris le colonel Morris Davis, le procureur en chef. Un whistler blower (dénonciateur, NdT) plus récent est le lieutenant-colonel Darrel Vandeveld, ex-procureur. Comme rapporté dans le Globe and Mail, le 2 mars 2009, Vandeveld a condamné les « traitements sadiques », les « abus » et le « simulacre » de justice appliqué à Khadr et aux autres détenus dans le « désordre sans nom » de Guantanamo. C’est le « goulag de notre époque », a déclaré Amnesty International. « Je ne pouvais pas croire que les Américains pouvaient faire cela » a déclaré Vandeveld, en prévision de témoignage, qu’il pourrait très bien être appelé à donner devant un tribunal de droit national ou international.

La poursuite de la persécution dans un goulag états-unien d’un jeune homme appréhendé alors qu’il était un enfant soldat jette une ombre étrange et révélatrice sur la poursuite concomitante de l’inculpation de Thomas Lubanga Dyilo par la CPI à La Haye. Lubanga a été accusé de recruter et de déployer des enfants soldats dans l’Est du Congo. De nombreuses sociétés minières canadiennes et états-uniennes font parties, en bonne place, des sociétés occidentales (Amérique du Nord, Europe et Afrique du Sud) qui contribuent à alimenter les conflits où des enfants soldats sont régulièrement déployés. Les enfants soldats continuent d’être incorporés par ceux qui aux deux bouts de la chaine profitent des meurtres de masse et du chaos dans une zone qui a connu, de loin, le plus grand génocide depuis la Seconde Guerre mondiale.

Grâce à leur position commune sur l’affaire Omar Khadr, George Bush et Stephen Harper n’ont-ils pas transgressé le même droit international que Lubanga est maintenant accusé d’avoir violé ? Alors que nous approchons de la fin de la première décennie du XXIe siècle, pourrait-il y avoir une preuve plus flagrante de l’anarchie cultivée au plus haut niveau de nos gouvernements ? Que reste-t-il à dire quand un ex-président états-unien, l’actuel Premier ministre canadien et un chef de guerre congolais peuvent tous les trois être accusés du même mépris pour les lois internationales interdisant le recrutement et la poursuite pénale des enfants soldats ?
Confronter les mensonges du 11 Septembre

Il n’est pas difficile d’imaginer les principaux arguments de la défense, si George W. Bush, Richard Cheney, Donald Rumsfeld et d’autres de leur sorte faisaient face à leurs accusateurs dans une cour de justice. La base de leur défense serait presque certainement à trouver dans leur affirmation que leur pays avait été attaqué en 2001 par un ennemi extérieur utilisant des tactiques tellement audacieuse et inattendue que les terroristes islamiques ont réussi à prendre par surprise l’ensemble du complexe militaro-industriel, ainsi que l’énorme machinerie de la sécurité nationale. A partir de là, les avocats de la défense soutiendraient que les invasions de l’Afghanistan et de l’Irak, ainsi que toutes les autres actions, y compris celles qui ont eu lieu dans la baie de Guantanamo et à Abou Ghraïb, ne peuvent être interprétées comme les éléments d’une guerre d’agression. Elles ne devraient pas être considérées comme faisant partie d’un plan coordonné d’agression militaire dont les juges de Nuremberg ont statué il y a longtemps qu’il constitue « le crime international suprême qui se distingue des autres crimes de guerre seulement en ce sens qu’il renferme tout le mal accumulé de l’ensemble. »

Suite à cette argumentation, les avocats de la défense affirmeraient que tout ce qui s’est produit lors de la guerre (juste et civilisée) contre le terrorisme ne doit pas être interprété comme une guerre d’agression. Au contraire, ces actions devraient être considérées comme une forme d’auto-défense nécessaire, ou, peut-être comme des actions préventives entreprises par précaution avec l’espoir de sauver les civils innocents de la menace violente des extrémistes islamistes. Que nous en soyons conscients ou pas, nous sommes tous continuellement bombardés du message que nous avons de bonnes raisons de craindre la sauvagerie des terroristes, un message soigneusement élaboré par les praticiens de ce qu’on appelle « la gestion des perceptions » pour jeter une suspicion constante sur l’ensemble du monde arabe et musulman. En effet, la mythologie populaire de la guerre contre le terrorisme forme l’élément essentiel sur lequel se fonde l’économie de la terreur qui a alimenté la croissance de l’énorme complexe militaro-industriel tout au long de la présidence des Etats-Unis de George W. Bush. Le vieil ennemi du temps de la Guerre froide n’existant plus, un nouvel ennemi était nécessaire. Des entreprises telles que Blackwater, la société de mercenaires d’Eric Prince, ont été en mesure de prospérer dans le même moule privatisé comme ce fut le cas pendant la guerre sainte (ou djihad) capitaliste contre « l’Empire du Mal » soviétique.

En contre-interrogatoire des témoignages citant le 11-Septembre comme la principale justification des mesures qui ont été prises au nom de la guerre contre la terreur, un procureur pourrait affronter Bush et les autres de la manière suivante. Il ou elle pourrait citer à comparaître certains responsables US, dont la négligence et/ou l’incompétence supposées ont conduit à l’échec qui a permis aux terroristes d’atteindre leurs objectifs pourtant bien protégés. Le procureur pourrait demander des éclaircissements sur ce qui s’est passé à ces fonctionnaires dont les malversations et les erreurs ont causé des défaillances sans précédent, par exemple, ceux en charge du renseignement, du contre-espionnage, de la sécurité dans les aéroports, de la défense aérienne et de l’application des lois sur l’immigration. Savoir si tous les fonctionnaires incompétents furent virés ? Si certains ont été réprimandés ? Si quelqu’un avait démissionné ? L’accusé répondrait « Non ». Le procureur demanderait alors : « Pourquoi donc ? »

Si les meurtres de masse et la destruction occasionnés le 11/9 sont imputables à un échec massif de la sécurité nationale, pourquoi personne n’a-t-il assumé la responsabilité ou été tenu pour responsable d’éléments précis de ce prétendu échec ? Et quid de la propre responsabilité de George W. Bush dans la débâcle ? Pourquoi le Président lui-même n’a-t-il pas immédiatement pris en charge la crise en allant à Washington au lieu de fuir au fin fond de l’Amérique dans son avion Air Force One, laissant Richard Cheney, l’ancien PDG de Halliburton, en charge des opérations dans le bunker sous la Maison-Blanche au cours de la fatidique journée du 11 septembre 2001 ?

Les manquements les plus graves concernant les événements du 11/9 ne sont pas le fait des agences de renseignement des États-Unis, des services de sécurité des aéroports, du NORAD, etc. Au contraire, l’incapacité la plus profonde et la plus sombre à nous protéger de ces ennemis qui nous menace le plus est à chercher du côté des journalistes, des grands médias, des professeurs et des universités qui les (nous) emploient. C’est nous qui avons, dans la très grande majorité des cas, choisi de renoncer à notre scepticisme et, avec lui, à notre éthique professionnelle ainsi qu’à nos responsabilités. Dans l’ensemble, notre classe et notre caste continuent à répondre aux événements du 11-Septembre d’une manière expéditive plutôt que rationnelle. Comme je le vois, par conséquent, il s’agit d’une trahison en masse des intellectuels, qui constitue le plus important résultat sous-jacent de la poursuite de la fraude connue sous le nom de « guerre contre le terrorisme ». La guerre contre la terreur continue à être produite, promue et vendue au public dans la plus agressive campagne de guerre psychologique jamais entreprise. Combien d’entre nous se font complices de cette noire machination par leur silence, le facteur principal qui permet la continuation de guerres d’agression justifiées au nom de la théorie officielle du complot du 11-Septembre, aussi infondée que dépourvue de preuves ?

Ce n’est pas mon intention, ici et maintenant, de déconstruire les mensonges et les crimes de la Maison Blanche de Bush ou, plus récemment, de la dissimulation par le Président Obama des éléments clés sur la vérité de ce qui s’est passé le matin du 11 septembre 2001. Je me suis d’ailleurs essayé à une telle déconstruction, mais pas de manière aussi exhaustive, experte et professionnelle que d’autres ont pu le faire. Je pourrais citer des dizaines, voire des centaines, de solides contributions scientifiques visant à rassembler des preuves spécifiques examinant par le menu et en grand détail ce qui s’est probablement et certainement passé, ainsi que ce qui n’a absolument pas eu lieu, ce matin lumineux de la fin de l’été 2001. Ces nombreuses contributions sont en grande partie dans le domaine public et sont facilement accessibles à l’ère de Google et de You Tube.

Alors que nombreux sont ceux qui ont déplacé les repères dans la compréhension de ceux qui sont engagés dans la quête de vérité, la contribution d’un universitaire en particulier, se distingue par la remarquable combinaison de sa portée, de sa précision et de son attention aux détails. Je crois que je parle pour beaucoup de collègues qui dans un large consensus s’accordent sur le fait que le professeur de théologie David Ray Griffin a plus que gagné le titre de doyen de ce que l’on appelle le « 9/11 Truth mouvement » [8]. Je mets au défi quiconque de lire une partie de la petite bibliothèque de livres et d’articles qu’il a écrits sur les divers aspects du 11 Septembre et de ne pas développer un mépris total pour la version officielle du complot. Compte tenu de ce que Griffin et d’autres ont déjà publié, il ne subsiste pas la moindre crédibilité à l’idée que la frappe sur le Pentagone et la pulvérisation des trois tours à structure d’acier du World Trade Center ont été causés par une poignée de Saoudiens seulement armés de cutters, disposant d’une formation sommaire au pilotage et d’un intense zèle djihadiste.

Récemment, est née la branche la plus professionnelle des sceptiques du 11-Septembre qui est le fait de l’infatigable Richard Gage, fondateur de l’association « Architects and Engineers for 9/11 Truth » forte de 600 membres (architectes et ingénieurs). Gage en réunissant une grande masse d’études techniques et en la vulgarisant, a établi au-delà du doute raisonnable que les tours aux puissantes structures en acier ne se sont pas écroulées du fait des crashes des avions de ligne, des incendies de kérosène et de la gravité, mais à cause de démolitions contrôlées. Toutes les trois se sont effondrées sur leur empreinte, peu ou prou à la vitesse de la chute libre.

Tout aussi récemment, j’ai étudié attentivement la profonde et abondante érudition affichée dans le livre du Canadien Peter Dale Scott, The Road to 9/11 : Wealth Empire and the Future of America [9]. Cet ouvrage, évalué par ses pairs, est publié par University of California Press située à Berkeley. Scott s’appuie sur des décennies d’enquête sur le fonctionnement interconnecté des compagnies pétrolières, des cartels de la drogue, des opérations de contre-espionnage, des banques et de la politique, et son volume met en évidence une collaboration aussi étroite que longue entre Dick Cheney et Donald Rumsfeld, laquelle culmine avec leurs apparitions et disparitions étranges dans les jours qui ont précédé et suivi le 11/9. Comme les travaux de Nafeez Mosaddeq Ahmed [10], le livre de Scott présente beaucoup d’éléments de preuve qui démontrent que le croquemitaine d’al-Qaïda a été impliqué de l’intérieur dans le fonctionnement de la sécurité nationale US, et ce dès son incorporation dans les moudjahidine parrainés par le duo CIA-ISI. Commençant comme des acteurs clés dans les opérations financières de la défunte Banque de crédit et de commerce international (BCCI) fondée à Lahore, les personnages destinés à assumer leurs rôles au sein d’al-Qaïda ont contribué à faire avancer le processus de transformation du terrorisme en une entreprise et en une opportunité politique pour les nombreux marchands de peur. Je recommande en particulier le chapitre 10 du livre de Scott, intitulé « Al-Qaïda et les élites états-uniennes ». Les sous-parties de ce chapitre comprennent des expressions comme « Les agents des États-Unis, les compagnies pétrolières et al-Qaïda », « Les États-Unis et al-Qaïda en Azerbaïdjan », « Unocal, les Taliban et ben Laden en Afghanistan », « Al-Qaïda, l’Armée de libération du Kosovo et le pipeline transbalkanique »,« Al-Qaïda et le complexe pétrolier, militaire et financier ».

Je pourrais terminer par un plaidoyer en faveur d’une enquête parlementaire au Canada sur la véracité de l’interprétation du 11-Septembre, qui continue de mettre en danger la vie de nos soldats en Afghanistan. Je pourrais terminer en soulignant l’échec journalistique de la CBC (Canadian Broadcasting Corporation, la radio nationale, NdT) ou la propagande pour les guerres d’agression qui a proliféré en particulier dans les médias commerciaux. Comme l’a révélé l’enquête sur la CIA de l’après-Watergate, des « agents » recrutés dans les grands médias ont longtemps été utilisés par des organismes de la sécurité nationale (de l’État) afin de propager des campagnes de désinformation dont le but véritable est de booster les affaires de gens comme la famille Bush, une dynastie de profiteurs de guerre. Je pourrais illustrer certains de mes arguments en pointant vers les sites ridicules de Can West Global, et surtout celui du Nation Post. Je citerai seulement le titre d’un article où des bloggeurs anonymes se voient attribué beaucoup d’espace dans ce journal pour attaquer mon travail. Que font les rédacteurs de ce journal quand ils titrent « S’attaquer aux théoriciens du complot du 11-Septembre » sinon défendre le mythe de la guerre contre le terrorisme en occultant tout débat ?

Nombreuses sont les façons dont je pourrais conclure, mais je choisis en fait de terminer ce texte avec quelques réflexions sur George Bush, le droit international et le livre remarquablement bien accueilli de Naomi Klein intitulé La Stratégie du choc : la montée du capitalisme du désastre [11]. À travers le prisme de son interprétation keynésienne, Klein observe de nombreux pays au cours des dernières décennies. Pour ce faire, elle présente par exemple l’argument très convaincant que les modestes programmes de redistribution qui avaient été incorporées aux économies nationales et à l’économie mondiale en général n’ont pas survécu aux incursions du « capitalisme du désastre ». Nos relations matérielles ont été soumises aux chocs répétés de l’hyper privatisation pendant les périodes où nous avons été les plus vulnérables aux effets désorientant de traumatismes manufacturés ou induits naturellement.

Comme l’auteur le reconnaît dans son livre, les événements du 11 Septembre constituent l’exemple type de sa thèse centrale. Le choc des images de l’effondrement des tours a créé le prétexte pour l’invasion de l’Irak et la hâte du régime de Bush pour exploiter ce que Klein appelle le « marché du terrorisme ». L’Irak devait être un prototype pour démontrer que « le boulot de l’État n’est pas de fournir la sécurité, mais de l’acheter au prix du marché ». En outre, la violence en Irak a aidé à stimuler la culture de la peur et de la haine en Amérique du Nord qui renforce la montée de ce que Klein nomme « l’industrie de la sécurité de la patrie ».

Comme la plupart des auteurs qui écrivent sur la guerre contre le terrorisme, Klein aborde les attentats du 11 Septembre du bout de l’orteil pour arriver indemnes sur un terrain professionnel plus sûr. Pour elle, cette zone plus sûre consiste à documenter la façon dont Bush, Cheney, Rumsfeld, Paul Bremer, et les autres architectes et ingénieurs de la privatisation de l’économie de la terreur ont exploité le 11 Septembre pour faire progresser leur ordre du jour politique. Mais éludant quasiment le sujet de ce qui s’est réellement passé le jour du Grand Choc, Klein s’incline devant le mantra « des échecs de la sécurité le 11-Septembre ». Klein emmène alors ses lecteurs dans sa très originale et importante analyse économique de l’Irak, le « Ground Zero » de la guerre contre le terrorisme.

Je crois comprendre la décision journalistique de Naomi. Je considère cela comme un compromis nécessaire, si elle voulait conserver un espoir de faire connaître son très utile travail sur les médias au Canada et aux États-Unis ainsi qu’auprès de jeunes militants dans le monde entier. Mais je pense que Klein est trop bien informée pour ne pas être méfiante de l’alibi de « l’échec de la sécurité » avancé par le régime Bush. Si mon intuition est vraie, que faut-il dire au sujet de la gravité du climat de paranoïa si même Naomi Klein s’autocensure, plutôt que de prendre le risque de rejoindre les groupes marginalisés « des théoriciens du complot » ? L’adhésion de Klein à des tabous sur le 11 Septembre est-elle similaire à celle de Noam Chomsky et des producteurs de médias sinon progressistes, comme par exemple, ZMag, The Nation, et Democracy Now ? Ou Barrie Zwicker a-t-il raison quand il affirme que des forces malveillantes sont à l’œuvre pour répéter dans le contexte de la soi-disant guerre contre le terrorisme, les techniques de désinformation et de guerre psychologique qui avaient cours pendant la Guerre froide ?

La rhétorique du discours d’espoir et de changement du Président Obama ne transcendera pas les discours de haine et les crimes de haine qui continueront à se multiplier aussi longtemps que le public détournera son regard de la vérité sur l’événement dont le contenu a été déformé pour justifier les crimes internationaux qui continuent à être perpétrées au nom de la guerre contre le terrorisme. Tant que cette fraude n’est pas exposée (reconnue), l’obscénité continuera probablement et George Bush franchira les frontières internationales pour donner des discours grassement rémunérés. Néanmoins, nous nous efforcerons de faire ce que nous pouvons le 17 mars en faisant de la visite de l’ancien président américain à Calgary un test pour savoir si nous sommes gouvernés par la règle du droit ou par la règle de la désinformation, du copinage et de la puissance militaire.
   
Anthony J. Hall

professeur d’études sur la mondialisation à l’université de Lethbridge (Canada).
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Vendredi 13 mars 2009 5 13 /03 /Mars /2009 15:25
de voltaurenet.org


par Thierry Meyssan

Thierry Meyssan, qui rédige depuis quatre mois un ouvrage sur l’administration Obama, ses origines, ses objectifs et sa composition, a réservé un document à nos lecteurs. Le nouveau président des États-Unis, qui se présente comme un défenseur des libertés individuelles, a d’ores et déjà mis en place une basse police qui n’ignore rien du moindre détail de la vie privée de ses collaborateurs et de chaque membre de leur famille.
   
       

Au cours de sa campagne électorale, Barack Obama a vivement dénoncé les atteintes aux libertés individuelles perpétrées par l’administration Bush sous prétexte de lutte contre le terrorisme. Le candidat démocrate s’est affirmé comme un défenseur de la privauté, ce qui lui a valu le soutien de nombreuses organisation de défense des droits de l’homme et la sympathie du public européen.

Pourtant, en totale contradiction avec ses engagements de campagne, le président-élu a adressé un questionnaire particulièrement intrusif à toute personne souhaitant participer à son administration [voir document téléchargeable au bas de cette page]. Chaque candidat à une fonction, que celle-ci soit soumise ou non à ratification du Congrès, de ministre à simple sous-directeur adjoint du plus obscur bureau de la moindre agence fédérale, a dû répondre à cette enquête pour espérer être nommé.

Sachant que le principal pouvoir du président des États-Unis, après la décision d’activation du feu nucléaire, est la nomination de plus de 9 000 responsables politiques, administratifs et militaires, ce sont certainement plusieurs dizaines de milliers de candidats qui seront contraints de se plier à cette règle.

Les questions posées violent la vie privée des candidats et des membres de leur famille. Une enquête de ce type constituerait une infraction pénale dans de nombreux États européens qui n’admettent pas, par exemple, que l’on oblige un candidat à une fonction à révéler s’il est atteint du sida ou à dénoncer les infractions commises par ses proches au cours des dix dernières années, alors que celles-ci ont été rayées du casier judiciaire.

Selon l’équipe de transition, cette enquête vise à prévenir de mauvaises surprises qui pourraient entacher l’honneur et la crédibilité de la nouvelle administration. Les exemples de Bill Richardson, Thomas Daschle et Nancy Killefer, contraints de renoncer à leur nomination après la révélation de son inculpation dans une affaire de trafic d’influence pour le premier, et la révélation de fraudes fiscales pour les deux derniers, montrent qu’il n’en est rien. La méthode choisie est inefficace pour éviter les scandales.

Au demeurant, l’importance donnée à ces affaires n’est pas proportionnée. Mme Killefer a dû s’incliner devant la colère des sénateurs parce qu’elle avait employé du personnel de maison non-déclaré, ce qui est une pratique courante aux États-Unis. Timothy Geithner a par contre été confirmé comme secrétaire au Trésor après avoir assuré droit dans les yeux des sénateurs qu’il n’avait pas cherché à frauder le fisc, mais ignorait comment remplir une feuille d ’impôts. La différence de traitement s’explique par l’imprudence de Nancy Killefer qui s’était immédiatement faite des ennemis en indiquant en détail les coupes budgétaires qu’elle entendait mettre en œuvre pour réaliser des économies en temps de crise.

Cet exemple montre le véritable usage des informations collectées par l’équipe de transition. Elle n’est pas sans rappeler la méthode utilisée par George W. Bush durant sa campagne électorale de 2000. À l’issue des primaires, il avait demandé à tous les membres de son parti qui pensaient être le vice-président idéal de se faire connaître. Les candidats à l’investiture devaient remettre un dossier, comparable à celui de l’enquête Obama, au président du parti, Dick Cheney. Non seulement la quasi-totalité des parlementaires et gouverneurs républicains répondirent, mais aussi de nombreuses autres personnalités. Au total ce sont près de 800 leaders qui tombèrent dans le piège. Une fois les informations collectées, George W. Bush désigna Dick Cheney comme colistier. Puis, durant huit ans, MM. Bush et Cheney utilisèrent ces données confidentielles pour faire pression sur les leaders républicains lorsqu’ils émettaient la moindre contestation de leur politique.

Nous reproduisons ci-dessous l’intégralité du questionnaire Obama. Le lecteur pourra ainsi juger par lui-même des méthodes que le nouveau président des États-Unis utilise avec ses collaborateurs.
Questionnaire

I. Parcours professionnel

(1) Veuillez fournir des copies de tous les C.V. et documents attestant de votre parcours, délivrés par vous ou toute autre entité, de votre initiative ou avec votre accord dans les dix dernières années.

(2) Si vous exercez toute profession ou occupation sous licence, veuillez préciser ce qui suit : le statut actuel de chaque licence ; si une telle licence vous a déjà été retirée, a déjà été suspendue ou révoquée ; si une quelconque mesure disciplinaire a déjà été prise en rapport avec votre licence. Veuillez également signaler toute demande de licence professionnelle ayant été refusée, ainsi que les raisons du refus.

(3) Veuillez fournir les noms de toutes les corporations, firmes, partenariats, trusts ou autres entreprises commerciales, ainsi que toutes les organisations à but non lucratif et autres institutions de même type auxquelles vous êtes actuellement, ou avez été affilié durant les dix dernières années en tant que conseiller, avocat ou consultant.

(4) Veuillez lister chronologiquement les activités autres que celles mentionnées dans votre C.V. ou synthèse biographique, vous ayant procuré des revenus (par ex. les activités indépendantes, de conseil, d’écriture, des conférences, les droits d’auteur et honoraires) durant les dix dernières années.

(5) Avez-vous, ou votre conjoint(e), déjà été inscrit en tant que lobbyiste ou autre activité d’agent visant à influencer la législation fédérale ou celle des États fédérés ou les mesures administratives ? Avez-vous, ou votre conjoint, déjà reçu des versements pour des activités de lobbyiste ou agent administratif ? Le cas échéant, veuillez fournir des détails.

(6) Si vous ou votre conjoint avez déjà réalisé un quelconque travail pour, perçu des paiements de, et ou fait des versements à une quelconque organisation étrangère gouvernementale, commerciale, caritative ou individuelle, veuillez décrire les circonstances et identifier la source ainsi que les sommes. Veuillez également spécifier si vous ou votre conjoint avez déjà été répertorié comme agent au service d’une puissance étrangère.

(7) Si vous ou votre conjoint avez déjà vécu ou travaillé à l’étranger, veuillez décrire les circonstances.

(8) Décrivez brièvement les questions les plus controversées auxquelles vous avez été associé au cours de votre carrière.

(9) Veuillez inscrire les noms, adresses et numéros de téléphone de trois références professionnelles. Si possible fournissez les noms des individus avec lesquels vous avez travaillé en tant que collègue, subordonné ou superviseur.

II. Publications, écrits et discours

(10) Écrits : veuillez lister, et si possible fournir une copie de chaque livre, article, chronique ou publication (incluant notamment, mais pas seulement toute intervention ou commentaire sur des blogs ou autres sites web) dont vous êtes l’auteur, individuellement ou avec d’autres. Veuillez lister tous les pseudonymes ou « alias » que vous avez utilisé pour communiquer sur l’internet.

(11) Témoignages : Veuillez signaler chaque instance en laquelle vous avez témoigné devant le Congrès ou autre institution législative, administrative, judiciaire ou régulatrice, et préciser le thème abordé par l’intervention. Dans la mesure du possible veuillez fournir les minutes ou transcriptions de votre témoignage.

(12) Discours : Veuillez signaler tous les discours que vous avez prononcés. Dans la mesure du possible incluez le texte ou les enregistrements de chaque discours ou identifiez tout enregistrement de discours dont vous avez connaissance.

(13) Communications électroniques : Si vous avez déjà envoyé un message électronique, notamment mais pas seulement un e-mail, un message texte ou un message instantané, pouvant suggérer un conflit d’intérêts ou constituer une possible source d’embarras pour vous, votre famille ou le président-élu s’il était rendu public, veuillez l’indiquer en détail.

(14) Journaux intimes : Si vous tenez ou avez tenu un journal intime contenant quoi que ce soit qui puisse suggérer un conflit d’intérêts ou constituer une possible source d’embarras pour vous, votre famille et le président-élu s’il était rendu public, veuillez l’indiquer en détail.

III. Relations et affiliations

(15) Veuillez établir la liste des corporations, partenariats, trusts ou autres entités commerciales auxquels vous ou votre conjoint avez un jour ou l’autre été affilié en tant que responsable, directeur, administrateur, partenaire ou détenteur de capitaux ou intérêts financiers conséquents (par ex. tout avoir direct de plus de 5 %), ou que vous ou votre conjoint avez eu la capacité d’influencer. Veuillez identifier l’entité, votre relation avec elle, et les dates de service ou d’affiliation.

(16) Veuillez lister chacune de vos affiliations en tant que membre, ce qui inclut tout conseil d’administration, que vous ou votre conjoint avez ou avez eue avec toute organisation politique, civique, sociale, caritative, éducative, professionnelle, fraternelle, volontaire ou religieuse, club privé ou autre organisation comportant des membres (dont tout type d’organisation exemptée d’impôts) au cours des dix dernières années. Veuillez inclure les dates de votre affiliation en tant que membre et toute responsabilité que vous auriez éventuellement exercée au sein de l’organisation.

(17) Est-ce que vous ou votre conjoint avez un jour ou l’autre été membre d’une quelconque organisation, ce qui inclut mais ne se limite pas au paragraphe précédent, refusant ou restreignant par politique ou par usage le statut de membre ou l’affiliation en se basant sur la race, le sexe, les handicaps, l’appartenance ethnique, la religion ou l’orientation sexuelle, ou a fait l’objet d’allégations en ce sens ? Le cas échéant, veuillez détailler.

(18) Veuillez décrire spécifiquement tout lien que vous, votre conjoint ou tout membre de votre proche famille a, ou a eu, avec toute institution financière, bancaire, de prêt immobilier ou d’assurance faisant l’objet d’une intervention gouvernementale fédérale dans le cadre de la crise économique sévissant actuellement. Cette question inclut, mais ne se limite pas, aux institutions suivantes : Fannie Mae, Freddie Mac, AIG et Washington Mutual.

(19) Si, actuellement ou dans les dix dernières années, vous avez occupé un poste d’administrateur, de responsable exécutif, de gestionnaire, d’administrateur de faillite ou dans tout autre domaine fiduciaire, veuillez préciser dans chaque cas : votre poste précisément ; la nature de vos fonctions ; les personnes ou entités au nom desquelles vous avez agi en tant que gestionnaire ; les dates de votre exercice dans de telles fonctions ; et toute instance judiciaire de supervision.

(20) Autres que les entités identifiées dans les question 15-19 ci-dessus, veuillez fournir les noms et coordonnées de tous les individus et organisations avec lesquelles vous ou votre conjoint avez été associé et pouvant provoquer un conflit d’intérêts avec votre poste fédéral proposé, ou présentant potentiellement un embarras.

IV. Informations financières

(21) Veuillez joindre des copies de toutes les déclarations de patrimoine que vous ou votre conjoint avez été amené à effectuer au cours des dix dernières années, si c’est possible.

(22) Veuillez joindre une copie de chaque déclaration de ressources que vous avez préparée et soumise pour tout motif (par ex. prêts bancaires) au cours des dix dernières années.

(23) Veuillez joindre une copie de toutes les déclarations financières de comptes d’investissement de l’année passée.

(24) Veuillez lister tous les prêts de plus de 10 000 dollars consentis à vous ou votre conjoint, ou par vous ou votre conjoint, ayant été en cours à tout moment durant les dix dernières années. Veuillez préciser le créditeur ou débiteur, le taux d’intérêt, la date de recouvrement et tout autre clause importante, et identifier le motif pour lequel l’engagement a été pris. Veuillez également préciser dans quelle mesure de tels prêts obéissaient à des clauses généralement non divulguées au public, comme des taux au-dessous du marché.

(25) Veuillez fournir une copie de chaque fidéicommis dont vous, votre conjoint ou tout enfant de moins de 21 ans est garant ou bénéficiaire. Veuillez également joindre une copie de tout avenant, et tout document indiquant un changement d’ayant-droit pour tout fidéicommis de ce type.

(26) Veuillez décrire tous les biens fonciers dont vous ou votre conjoint avez eu la propriété au cours des dix dernières années. Veuillez inclure les biens fonciers partagés avec des tiers, gérés en fidéicommis, dont le titre revient à une personne désignée, ou est géré par l’intermédiaire de toute autre personne tierce ou entité titulaire, et identifiez chacune de ces personnes ou entités.

(27) Veuillez décrire les termes du prêt immobilier pour toute propriété listée dans la question 21, notamment le taux, la date, le titulaire, l’entité émettrice, et toute circonstance spéciale liée à l’obtention du prêt(s) immobilier(s).

(28) Est-ce que vous ou votre conjoint a un jour ou l’autre été propriétaire de biens (en tant que titulaire individuellement ou en copropriété) dont le titre contenait des clauses restrictives basées sur la race, le sexe, l’appartenance ethnique, la religion ou l’orientation sexuelle ? Le cas échéant, veuillez fournir tous les renseignements et éléments appropriés.

(29) Veuillez décrire tout arrangement contractuel ou informel que vous avez éventuellement passé avec une quelconque personne ou entreprise commerciale en ce qui concerne un emploi à venir, ou des échéances de crédit, ou des bénéfices financiers qui vous seront versés si vous intégrez le service public fédéral ou si vous quittez votre emploi actuel.

(30) Est-ce que vous, votre épouse, ou tout membre de votre proche famille, ou entreprise dans laquelle vous ou votre conjoint ou tout membre de votre proche famille a des intérêts substantiels, a un quelconque lien avec un gouvernement, qu’il soit fédéral, étatique, local, indien ou étranger, par des contrats, des services de conseil, des subventions, prêts ou garanties ? Si c’est le cas, veuillez détailler.

(31) Y a-t-il de quelconques catégories de déclarations de patrimoine ou ressources (par exemple les feuilles d’impôts individuelles ou collectives, les documents de prêt immobilier, les contrats d’emprunt) que vous (ou votre conjoint) ne rendraient pas publiques si nécessaire ? Le cas échéant, veuillez identifier ces documents et préciser les raisons de leur rétention.

(32) Autre qu’en provenance de parents, ou d’amis proches et de longue date lors d’occasions comme les anniversaires ou les fêtes régulières, est-ce que vous ou votre conjoint avez déjà reçu un cadeau d’une valeur dépassant 50 000 dollars ? Veuillez identifier le donneur, la valeur du cadeau, la date de réception et les circonstances dans lesquelles le cadeau a été remis.

V. Informations fiscales

(33) Veuillez fournir une copie de chaque feuille d’impôt fédérale et d’état (et, si applicable, municipale ou étrangère), ainsi que tout rectificatif, pour l’année 2005 et toutes les années ultérieures. S’ils existent séparément, fournissez les mêmes documents pour votre conjoint.

(34) Est-ce que vous ou votre conjoint avez rempli toutes les déclarations d’impôts fédérales, d’État, locales et étrangères ?

(35) Est-ce que vous ou votre conjoint avez déjà réglé vos impôts en retard sans extension valide ? Si oui, décrivez les circonstances et la résolution du problème.

(36) Avez-vous déjà payé des pénalités d’impôts ? Si oui, décrivez les circonstances et la résolution du problème.

(37) Est-ce qu’une quelconque procédure de recouvrement d’impôt a déjà été mise en œuvre à votre encontre ou votre conjoint par les autorités fédérales, d’État ou locales ? Si oui, décrivez les circonstances et la résolution du problème.

(38) Vous est-il déjà arrivé de ne pas payer les impôts sur le revenu des États-Unis et ou de votre État parce que vous n’étiez pas résident des États-Unis ou pour toute autre raison ?

(39) Vous est-il déjà arrivé de vous attendre, ou vous attendez-vous à faire l’objet d’un contrôle ou d’une enquête fiscale, financière ou autre ? Si oui, veuillez détailler.

(40) Avez-vous déjà participé à un programme ou partenariat d’investissement ayant été contrôlé ou fait l’objet d’une enquête par les autorités fédérales, d’État ou locales ? Si oui, décrivez les circonstances et la résolution du problème.

(41) Veuillez répondre à chaque question de cette section pour votre conjoint (pour les dix dernières années) et pour toute entreprise avec laquelle vous avez été affilié en tant que cadre, directeur, partenaire, commissionnaire, ou actionnaire significatif (par ex. tout avoir de plus de 5 %).

VI. Procédures légales et administratives

(42) Veuillez lister toute procédure judiciaire que vous ou votre conjoint avez intentée en tant que plaignant ou qui a été intentée contre vous ou votre conjoint en tant qu’accusé ou tierce partie, ou dans laquelle vous ou votre conjoint avez témoigné à charge ou en déposition. Incluez dans cette réponse toute décision judiciaire, médiation, et procédure de divorce contestée ou autre question de relations domestiques.

(43) Veuillez lister et décrire toute procédure administrative dans laquelle vous ou votre conjoint avez été impliqué en tant que partie ou témoin matériel, et décrivez les détails de votre participation.

(44) Veuillez lister toute procédure d’insolvabilité ou de faillite dans laquelle vous ou votre conjoint avez été impliqué en tant que débiteur, créditeur, plaignant ou défendeur et décrivez les détails de cette participation.

(45) Si vous avez déjà fait l’objet d’une enquête de tout service de maintien de l’ordre (que ce soit fédéral, d’État, militaire, local, indien ou étranger), arrêté pour, accusé de, ou condamné pour avoir enfreint toute loi, règlement ou injonction (que ce soit fédéral, d’État, militaire, local, indien ou étranger), veuillez identifier chaque instance et fournir des détails, dont : date, lieu, administration judiciaire et tribunal. Fournissez les mêmes informations pour votre conjoint et tout enfant de plus de 21 ans, ainsi que toute entreprise avec laquelle vous avez été affilié (en tant que cadre, directeur, partenaire, commissionnaire, ou actionnaire significatif) et incluez tous les documents liés. Vous pouvez exclure les contraventions pour lesquelles l’amende était inférieure à 50 dollars.

(46) Des membres de votre famille ou proches personnels ou professionnels ont-ils été arrêtés pour, accusés de et ou condamné pour un crime, autre qu’une infraction mineure au code de la route ? Si oui, veuillez identifier et décrire chaque arrestation, accusation ou condamnation. Veuillez fournir les mêmes informations concernant toute personne sous votre supervision professionnelle, ou tout supérieur hiérarchique.

(47) Est-ce que vous ou votre conjoint avez déjà été accusé, formellement ou pas, d’une quelconque violation de procédure administrative ou institutionnelle (particulièrement pour ce qui est des violations de sécurité) ?

(48) Veuillez lister toute plainte ayant été déposée contre vous ou votre conjoint par un service administratif, organisme de régulation, association professionnelle ou organisation, ou comité d’éthique, responsable fédéral, d’État, local, indien ou étranger.

(49) Veuillez lister toute procédure pour faute professionnelle engagée contre vous, formellement ou pas, et décrire la résolution du problème.

(50) Veuillez lister toute plainte pour harcèlement sexuel ou autre faute professionnelle, déposée contre vous ou tout employé directement supervisé par vous, en précisant la résolution du problème.

(51) Des jugements ou décisions civiles ont-ils été prononcés à votre encontre ou celui de votre conjoint ? Si oui, veuillez détailler.

(52) Concernant chaque obligation de pension éducative ou alimentaire due par vous ou votre conjoint, veuillez préciser ce qui suit : des versements ont-ils été effectués en retard ou pas effectués ? Des recours judiciaires visant à modifier la garde d’enfant ou la pension alimentaire ont-elles été initiées ? Des actions ou injonctions visant à obliger le versement ou recouvrir des versements en retard ont-elles été initiées ou évoquées ? Des mandats judiciaires ont-ils été délivrés ? Le cas échéant, veuillez détailler.

VII. Personnel de maison

(53) Avez-vous actuellement ou par le passé eu recours aux services d’un personnel de maison occasionnel (ce qui inclut tout personnel à partir d’un mois de travail) ou régulière ? (par exemple un gardien de maison, une nourrice ou un jardinier). Si oui, veuillez indiquer le nom et la période d’emploi de chaque individu ainsi qu’une brève description des prestations.

(54) Tous les individus listés dans la question 49 étaient-ils légalement autorisés à travailler aux USA au moment où vous les avez employés ?

(55) Vous êtes-vous acquitté des impôts et charges sociales applicables à l’embauche des individus listés dans la question 49 ? Avez-vous recours à un service extérieur pour rémunérer ces individus ? Est-ce que tous les versements liés à l’embauche de ces individus ont été effectués en temps voulu ? Si ce n’est pas le cas, veuillez préciser les délais et leur motif.

(56) Vous êtes-vous mis en conformité avec toutes les lois et réglementations en vigueur concernant l’emploi des individus listés dans la question 49 ?

VIII. Divers

(57) Si applicable, veuillez lister les noms, adresses et numéros de téléphone de vos cohabitants au cours des dix dernières années. Un cohabitant est une personne avec qui vous partagez des liens d’affection, d’obligation ou autre engagement, au contraire d’une personne avec qui vous vivez pour des raisons pratiques (un colocataire).

(58) Veuillez fournir l’adresse URL de tous les sites web dans lesquels vous figurez de façon personnelle ou professionnelle (par ex. Facebook, Myspace, etc.)

(59) Est-ce que vous ou tout membre de votre proche famille possède une arme à feu ? Si oui, fournissez l’intégralité des informations de propriété et de déclaration. Y a-t-il déjà eu un défaut de déclaration ? Veuillez également décrire comment et par qui elle est utilisée et si elle a été à l’origine de dommages sur des personnes ou des biens.

(60) Avez-vous fait une visite médicale complète au cours de l’année passée ? Veuillez décrire votre état de santé général et tout traitement médical que vous suivez actuellement.

(61) Avez-vous été associé d’une façon ou d’une autre avec une quelconque personne, entité commerciale ou un quelconque groupe pouvant être utilisé, même injustement, pour diffamer ou attaquer votre personne et vos qualifications pour le service gouvernemental ?

(62) Connaissez-vous quelqu’un ou une organisation, dans le secteur privé ou public, étant susceptible de prendre des initiatives, ouvertement ou secrètement, justement ou injustement, pour critiquer votre nomination, ce qui inclut des sociétés de médias ? Le cas échéant, veuillez identifier et expliquer la base potentielle de critique.

(63) Veuillez fournir toute autre information, dont celles concernant les autres membres de votre famille, qui pourraient suggérer un conflit d’intérêts ou constituer une source d’embarras pour vous, votre famille ou le président-élu.
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Vendredi 13 mars 2009 5 13 /03 /Mars /2009 15:44
par Eric Zemmour      

Publié le 13 mars 2009

Vous avez aimé le travail du dimanche ? Vous adorerez l'homoparentalité. Des débats, des polémiques, un groupe parlementaire UMP en ébullition. Peut-être la démission d'un ministre, la très catholique Christine Boutin. Avec une différence majeure : la gauche soutiendra cette fois le gouvernement. Mieux ou pire pour Fillon ? Tactiquement, on reconnaît la patte présidentielle : être une cible toujours mobile ; donner des gages à la gauche sociétale, les fameux « bobos » ; plaire aux médias ; paraître « moderne » et « libéral » surtout au moment où les mauvaises nouvelles économiques plombent l'ambiance. Avec de semblables habiletés, Giscard, au milieu des années 70, espérait gagner les bonnes grâces de la génération 68 ; après son virage libéral de 1983, la gauche l'a imité : il fallait faire oublier le renoncement social par le progressisme sociétal. Le résultat est toujours le même : l'électorat populaire (et âgé) s'enfuit à toutes jambes. Celui qui a « fait » l'élection de Sarkozy. Le Président a souvent regretté l'hostilité instinctive de la droite au pacs. Ce dernier s'est pourtant avéré l'apanage quasi exclusif des couples traditionnels, mais, devenu un mariage allégé, a rétabli une sorte de répudiation moderne. «L'homoparentalité existe, la loi doit donc la reconnaître.» On connaît l'antienne consumériste. Il existe aussi de nombreuses familles polygames en France. La loi doit-elle donc les reconnaître ? C'est le paradoxe de la droite : le marché qu'elle vénère détruit les valeurs ancestrales qui l'ont façonnée - famille, effort, mérite, nation. Au moment même où Sarkozy renonce en économie à l'illusion du marché roi, qu'il retrouve les vertus du dirigisme pompidolien, il tarde à redécouvrir les conceptions conservatrices du même Pompidou : c'est justement quand l'économie bouleverse la vie des gens qu'il faut conserver un môle rassurant, les mœurs.

Eric Zemmour

Source: Le Figaro


Cela fait maintenant 14 ans que la fausse droite est au pouvoir, et qu'a t-elle changée ? RIEN. Au contraire.

Elle a autorisé le financement de l'islam via  le CFCM (conseil français du culte musulman), elle a voulu imposer le travail le dimanche, elle a plié devant la révolte et les appels à la haine conte les békés des DOM-TOM, et maintenant elle veut autoriser, implicitement, le mariage homosexuelle.

Mais où est passé cette droite qui se battait pour les valeurs profondes de la France, pour nos traditions, nos clochers et nos campagnes. En tout cas elle n'est pas à  l'UMP et encore moins au MODEM. La droite de Nicolas Sarkozy fait de l'œil aux gauchistes et ceux ci sont bien heureux et en profite.

Après avoir vendu notre honneur à l'alliance Américano-sioniste, voila que le Président de la République française veut mettre à terre toutes nos valeurs et se qui fait notre identité ?!

Il est temps d'ouvrir les yeux et de défendre notre pays avant qu'il ne soit trop tard . Ou alors tout les sacrifices endurés par nos ancêtres n'auront servit à rien...

douaumont

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Vendredi 13 mars 2009 5 13 /03 /Mars /2009 16:09
     Publié le 12 mars 2009

PARIS, 12 mars 2009 (AFP) - Le député Nicolas Dupont-Aignan, président du petit parti gaulliste Debout la République (DLR), a lancé jeudi une pétition sur internet contre le retour de la France dans le commandement intégré de l’Otan, voulu par Nicolas Sarkozy.

"La décision du chef de l’Etat est plus grave qu’on peut le croire parce qu’elle va rapetisser la France, altérer son image, lui faire perdre sa liberté et l’entraîner dans un engrenage de conflits qui ne sont pas les siens", a-t-il affirmé au cours d’une conférence de presse.

Selon lui, un retour complet dans l’Otan fait "perdre à la France son statut unique de passerelle entre l’Ouest, l’Est et le Sud" au nom d’une "appartenance au camp occidental" qui limite sa sphère d’influence.

"Non seulement on rentre totalement dans l’Otan, mais en plus on le fait en passager de deuxième catégorie", a-t-il encore dit. Il a ajouté avoir trouvé Nicolas Sarkozy, dans son discours la veille sur l’Otan, "agité, agressif et invoquant le général de Gaulle à tous bouts de champs, comme s’il avait mauvaise conscience".

Mardi prochain à l’Assemblée nationale, devant laquelle François Fillon engagera la responsabilité du gouvernement sur sa politique étrangère, Nicolas Dupont-Aignan votera avec la gauche.

"Ce vote ne sert qu’à cadenasser les députés de la majorité qui sont hostiles" au projet présidentiel, a-t-il estimé.

Signer la pétition: Pétition sur "Contre le retour de la France au sein du commandement intégré de l’OTAN."

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NON à la réintégration de la France dans l’OTAN OUI à une France libre

" La volonté qu’a la France de disposer d’elle-même est incompatible avec une organisation de défense où elle se trouve subordonnée" , affirmait très justement le Général de Gaulle.

Avec la décision solitaire du Président de la République de réintégrer le commandement militaire de l’OTAN, la France perd de sa liberté.

Elle met en effet un peu plus le doigt dans l’engrenage de guerres qui ne sont pas les siennes, comme en Afghanistan. Et elle abîme son image d’indépendance, si nécessaire dans un monde de plus en plus multipolaire où l’Europe doit faire entendre sa voix propre (souvenons-nous de la guerre en Irak).

Aucun des arguments avancés par le Gouvernement ne justifie une décision si lourde de conséquences :

 On nous parle de « la fin de la menace soviétique » : au contraire, la disparition du Pacte de Varsovie permet la redéfinition de l’Alliance atlantique dans le sens d’une émancipation de la défense européenne ;

 On nous dit aussi : « Mieux vaut être à l’intérieur pour peser sur les décisions » : dans les faits, les Etats-Unis restent les vrais maîtres de l’OTAN et ne concèdent à la France qu’un strapontin avec deux petits commandements ;

 On nous promet enfin que cette décision « permettra de faire l’Europe de la défense » : tout au contraire, elle tue l’idée même de l’Europe de la défense puisque l’Union ne devient qu’une succursale de l’OTAN.

Se sachant minoritaire dans le pays comme au Parlement, le Président de la République n’ose pas le referendum. Pour étouffer le débat et tenir en otage sa majorité, il a engagé la responsabilité de son Gouvernement.

Seul un grand mouvement citoyen peut aujourd’hui inverser le cours des choses et c’est désormais aux Français de se faire entendre. C’est pourquoi nous appelons tous ceux qui souhaitent exprimer leur opposition au retour de la France dans le commandement militaire intégré de l’OTAN à signer la pétition ci-dessous.

Nicolas DUPONT-AIGNAN
Député de l’Essonne, Président de Debout la République

Source: Debout La République avec Nicolas Dupont-Aignan
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