Vendredi 20 mars 2009 5 20 /03 /Mars /2009 16:17

Le Président de l’Assemblée générale de l’ONU dénonce la « satanisation » de l’Iran et de son Président fabriquée de toutes pièces par les Etats-Unis dans les médias occidentaux la qualifiant de pieux mensonges.

Miguel d’Escoto Brockmann a souligné qu’il tentait d’accomplir juste sa mission en tant que président de l’Assemblée générale des 192 membres de l’ONU qui était de favoriser la paix et la non violence.

Lors de sa visite en Iran, Miguel d’Escoto Brockmann a indiqué qu’il avait été frappé par le vaste soutien et respect envers l’Iran des Etats voisins lors d’une réunion au sommet de l’Organisation de Coopération Economique, organisme régional pour le commerce qui se développe entre États voisins.

Il a rappelé que l’Iran est l’hôte de 3,5 millions de réfugiés afghans qui sont dotés de permis de travail.

« Les Etats-Unis s’efforcent toujours de « sataniser » leurs opposants et de « canoniser » les plus mauvais dictateurs » a rappelé Miguel d’Escoto Brockmann prenant comme exemples Ferdinand Marcos aux Philippines, Anastasio Samoza au Nicaragua et Augusto Pinochet au Chili qualifiant cette attitude de moyenâgeuse.

Il a critiqué mardi les Etats-Unis leur reprochant d’agir seul plutôt que de manière multilatérale comme le stipule la charte des Nations-Unis rappelant que l’ancien président américain, George W. Bush avait choisi de partir en guerre en Irak en 2003 sans l’approbation du Conseil de sécurité.

Le Président de l’Assemblée générale de l’ONU a regretté que l’Occident se mêle sans réfléchir d’affaires qu’il ne comprend pas bien, affirmant que le pire, c’est que l’Occident ne souhaite pas réellement les comprendre. »

Miguel d’Escoto Brockmann a fait allusion à la lourde dette des Etats-Unis vis-à-vis de l’ONU, avant de dire que ces derniers ne respectaient pas leurs engagements.

S’agissant de l’inculpation par la Cour pénale internationale du président soudanais Omar el-Béchir pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité au Darfour, il a affirmé qu’il s’agissait là d’un acte "raciste".

"Je pense que c’est malheureux", a déclaré à la presse Miguel d’Escoto Brockmann, qui a été ministre du gouvernement sandiniste au Nicaragua de 1979 à 1990, en parlant du mandat d’arrêt émis le 4 mars contre Omar el-Béchir par les juges de la CPI.

"Cela contribue à approfondir la perception de la justice internationale comme raciste, car c’est la troisième fois que quelque chose vient de la CPI, et c’est la troisième fois que cela a à voir avec l’Afrique", a-t-il noté.

Ce que Miguel d’Escoto Brockmann a jugé " de plus "lamentable" dans l’inculpation du président Béchir par la CPI, c’est qu’elle intervient juste après que l’Union africaine et la Ligue arabe ont demandé son report d’un an pour "donner une chance à la paix" dans les négociations entre Khartoum et les rebelles du Darfour.

Miguel d’Escoto Brockmann, un ancien prêtre, a indiqué lors de son point de presse, destiné à rendre compte de sa récente visite en Iran, qu’il parlait au nom d’un grand nombre de pays africains, arabes ou d’autres pays non alignés, qui soutiennent un ajournement du cas du président soudanais.

Téhéran.Irna. 18 Mars 2009. source : INRA

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Vendredi 20 mars 2009 5 20 /03 /Mars /2009 16:19

Pour affronter la crise qui touche certains de ses clients, Altran a recours au chômage partiel, très inhabituel dans le secteur. Une piste que le Syntec informatique veut explorer...

Depuis janvier 2009, Altran, spécialiste du conseil et de l’ingénierie en hautes technologies, a mis en oeuvre des mesures de chômage partiel pour remédier aux difficultés qu’il rencontre dans certains secteurs comme l’automobile ou dans certains pays comme la Hollande. Le groupe n’exclut pas d’étendre ces mesures si d’autres secteurs devaient subir des dégradations. Pour Emmanuel Arnould, président du Groupement européen d’ingénierie et de conseil en technologies (Geicet), un groupement professionnel qui réunit aujourd’hui dix sociétés de cette branche employant chacune 500 salariés ou plus (Altran, Alten, Assystem, Teampartners Group, etc.), « le chômage partiel est une pratique très inhabituelle dans le secteur. Il est une réponse à la crise. Une manière de garder ses collaborateurs en ces temps difficiles et d’éviter les mesures particulièrement violentes comme les licenciements ».

Plusieurs adhérents du Geicet (dont les noms n’ont pas été communiqués), confrontés à un ralentissement de leur activité, se sont d’ores et déjà tournés vers la direction départementale du travail, de l’emploi et de la formation professionnelle pour déposer leur demande d’indemnisation au titre du chômage partiel.


Piste de réflexion pour le Syntec informatique


Mais, pour l’heure, ce sont des sociétés de conseil en technologies (R&D externalisée) affectées par la crise du secteur automobile qui ont franchi le pas.

Quid des SSII ? Eh bien le débat est peut-être lancé. Régis Granarolo, président du Mouvement pour une union nationale et collégiale des informaticiens (Munci) - qui n’a pas eu d’écho de SSII recourant au chômage partiel - donne sur son site son point de vue, partagé par le Syndicat professionnel d’études, de conseil, d’ingénierie, d’informatique et de services (Specis, membre de l’Unsa), qui défend les salariés des entreprises relevant de la branche Syntec. « Le chômage partiel me semble très difficile à mettre en oeuvre dans notre secteur sans une adaptation réglementaire ou un accord de branche car il s’agit d’un dispositif obligatoirement collectif (contrairement à l’intercontrat, qui relève d’une situation individuelle) et qui doit le rester de notre point de vue », explique-t-il. Toutefois, il n’exclut pas cette option, sous certaines conditions : « En prévention des licenciements économiques (PSE), nous sommes favorables au chômage partiel à 80 % de la rémunération, uniquement pour une entité économique dans son ensemble (société, site, service...). »

De son côté, le Syntec informatique s’apprête à publier un document dans lequel il planche sur les différents leviers (social, juridique, etc.) pour faire face à la crise et, parmi eux, sur le chômage partiel. A suivre...

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Vendredi 20 mars 2009 5 20 /03 /Mars /2009 16:27


Saleh Al-Naami - Al Ahram Weekly


Le gouvernement de droite israélien va accélérer le processus de réunion des factions palestiniennes : c’est ce que prédit Saleh Al-Naami.


Ghazi Al-Hamed, dirigeant du Hamas, et Ahmed Qurei, membre du Comité Central du Fatah, ont passé cette semaine au téléphone, discutant comment le Hamas pourrait accepter l’invitation égyptienne au dialogue. Le principal obstacle qui bloquait l’acceptation de l’invitation par le Hamas était la présence de détenus politiques du Hamas dans les prisons de l’Autorité Palestinienne (AP) en Cisjordanie. Après que chacun d’eux eut consulté la direction de sa faction, un accord a été obtenu pour que l’AP libère des dizaines de détenus du Hamas avant la reprise du dialogue. Cependant le Hamas dit que l’AP détient actuellement 700 de ses membres en Cisjordanie, notamment des figures dirigeantes.

En dépit du problème des activistes du Hamas prisonniers du Fatah, de nombreux représentants des deux mouvements sont arrivés au Caire mardi soir et ont immédiatement commencé à préparer un large dialogue inter-palestinien qui commencerait le mercredi. Le dialogue implique toutes les factions, organisations et autres pouvoirs palestiniens, selon l’agence de presse égyptienne officielle MENA. Les rencontres préparatoires ont été présidées par Qurei et par le n°2 en exil du bureau politique du Hamas, Moussa Abou Marzouk.

Cependant, les dirigeants du Hamas doutent encore sérieusement des intentions déclarées du Président Mahmoud Abbas, et ils ne sont pas convaincus qu’il prépare des mesures restaurant la confiance pour améliorer les relations entre les deux parties, en particulier sur la question des prisonniers politiques. Jamal Abou Hashim, membre du directorat politique du Hamas et participant à la délégation pour le dialogue, a déclaré au Weekly que le Hamas cessait de poser la libération de tous les prisonniers politiques comme condition pour entamer le dialogue avec le Fatah. En revanche, soulignait-il, le Hamas ne peut accepter que 700 de ses membres restent dans les prisons de l’AP simplement parce qu’ils appartiennent au Hamas. Abou Hashim dit que le Hamas stipulera qu’un ultimatum devra être fixé pour résoudre la question des prisonniers politiques et qu’un grand nombre de détenus devront d’abord être libérés pour cimenter la confiance entre les deux parties.

Abou Hashim fait remarquer que le Hamas a rejeté l’invitation égyptienne au dialogue avant la récente attaque sur Gaza, en raison de la question des prisonniers politiques et que cette position était soutenue par un certain nombre de factions palestiniennes. C’est ce qui rend difficile pour le Hamas, selon lui, de consentir à la reprise du dialogue aussi longtemps que ce dossier reste ouvert. Abou Hashim dit aussi que des responsables de haut rang du Fatah ont informé les représentants du Hamas, lors de précédentes rencontres au Caire, que le Fatah ne pouvait prendre de décision concernant la libération de prisonniers du Hamas, parce que le Premier ministre Salam Fayad insistait pour agir d’une main de fer contre le Hamas en Cisjordanie au titre d’application de la feuille de route pour la paix. Selon Abou Hashim, les bases du Hamas en Cisjordanie font pression sur la direction du mouvement pour ne pas reprendre le dialogue avant la solution du problème des prisonniers politiques et la suspension des mesures arbitraires à l’encontre du Hamas.

Mais il semble y avoir un autre problème sur la voie d’un dialogue sérieux, car le Hamas rejette toujours la participation de Samir Al-Meshrawi, dirigeant du Fatah qui a fui la Bande de Gaza après la prise de contrôle par le Hamas. Une source bien informée a confié au Weekly que le Hamas avait informé le gouvernement égyptien qu’il s’opposait à la participation de Al-Meshrawi parce qu’il est l’un des « piliers du coup » planifiant et supervisant des troubles avant la confrontation entre Hamas et Fatah, qui s’est terminée par la prise de contrôle militaire du Hamas. Al-Meshrawi était considéré comme l’un des assistants de Mohamed Dahlan, ce dernier étant le dirigeant du Fatah décrit par le Hamas comme le leader du « coup ». Al-Meshrawi a répondu à la demande du Hamas en disant que le Caire n’avait pas avisé Abou Mazen de ses objections à une participation au dialogue en tant que représentant du Fatah. Il a souligné ensuite qu’il était disposé à concéder sa participation si celle-ci menaçait le succès du dialogue.

Une source du Hamas a déclaré au Weekly qu’en dépit des réserves du Hamas sur la question non résolue des prisonniers politiques ainsi que sur la participation d’Al-Meshrawi à la délégation du Fatah au dialogue, la direction du Hamas était néanmoins décidée à participer au dialogue national. Décision obtenue après la promesse égyptienne de faire de cette question une priorité au cours des séances du dialogue, avec l’accent portant sur la formation d’un gouvernement d’unité nationale. Cette source indiquait que dans le pire des scénarios, au moins la simple formation d’un gouvernement d’unité nationale mettrait automatiquement fin au problème des prisonniers politiques puisque le gouvernement serait compétent pour légiférer en cette matière.

Et malgré les réserves du Hamas à propos du dialogue, Fatah et Hamas s’accordent pour dire que la montée au pouvoir de l’extrême-droite en Israël les a contraints à parvenir à une entente qui pourrait mettre un terme, une fois pour toutes, aux divisions politiques palestiniennes. Ibrahim Abou-Naja, membre du Conseil Révolutionnaire du Fatah, responsable des relations médias du Comité central du Fatah dans la Bande de Gaza, dit que la désignation de Netanyahou pour former le nouveau gouvernement israélien force les Palestiniens à s’unir rapidement, afin de faire face à ce qu’il appelle la « pensée extrémiste de la droite politique israélienne, qui ne reconnaît pas les droits nationaux palestiniens  ». Dans une déclaration au Weekly, Abou-Naja dit que « l’orientation de la droite en Israël indique que l’opinion publique veut que ce qui reste de la Bande de Gaza soit détruit. L’échec aux élections israéliennes de ceux qui ont mené cette récente guerre destructrice est un signe que l’électorat israélien est mécontent de leurs performances et souhaite davantage de massacres et de destructions.

« Cette situation sérieuse ne devrait inspirer ni regret ni déni, mais elle exige que les rangs palestiniens s’unissent rapidement, au travers d’un dialogue national sérieux qui produise un gouvernement d’unité nationale capable d’affronter les sérieuses menaces attendues » dit-il. Abou-Naja appelle les faction palestiniennes à assumer fermement cette responsabilité en tenant promptement un dialogue national qui rencontrerait les objectifs et les ambitions des Palestiniens et en constituant un gouvernement d’unité nationale capable de traiter toutes les occurrences.

Yehia Moussa, vice-président du bloc parlementaire du Hamas est d’accord avec Abou-Naja. Il a déclaré au Weekly que les Palestiniens de toutes tendances intellectuelles et politiques ont maintenant pris conscience que rien ne peut être misé sur les Israéliens, maintenant que leur majorité a fixé ses votes sur la droite et l’extrême-droite, ce qui dénie aux Palestiniens les plus simples de leurs droits nationaux. Moussa dit que la formation d’un gouvernement de droite dirigé par Netanyahou est le signe que tous les paris ont été perdus quant à la possibilité d’obtenir un règlement politique au conflit avec Israël. Il ajoute que la réponse palestinienne à la victoire de la droite israélienne doit être d’entamer un dialogue national qui s’achève par un consensus sur le rassemblement autour de la résistance palestinienne.

Saeb Erekat, chef du département diplomatique de l’Organisation de Libération de la Palestine (OLP), dit que l’OLP travaille maintenant à préparer la communauté internationale à la formation d’un gouvernement d’unité nationale attendu après la conclusion du dialogue national. Ce travail préparatoire inclut de garantir la reconnaissance internationale du gouvernement. Erekat dit que la communauté internationale ne doit pas appliquer deux poids, deux mesures lorsqu’elle traite avec les Palestiniens et les Israéliens. Il souligne que quand le gouvernement d’unité nationale fut formé en 2006 sous la direction d’Ismail Haniyeh, le Quartette avait souligné qu’il reconnaissait l’accord signé avec Israël et le principe des deux Etats tout en désavouant la violence, comme conditions pour traiter la question. Erekat déclare : « Si le prochain gouvernement israélien [dirigé par Netanyahou] rejette le principe des deux Etats et les accords signés et insiste pour continuer la guerre, le siège et l’implantation de colonies, ce gouvernement pourrait-il être le partenaire du Quartette ? Ou bien le Quartette déclarerait-il que ce gouvernement n’est pas un partenaire ? »

Naji Sharab, professeur de sciences politiques à l’Université Al-Azhar est convaincu qu’Abou Mazen (Mahmoud Abbas) fera un effort pour clore le dossier des prisonniers politiques parce qu’il sait que sans cela aucun dialogue national sérieux ne peut commencer. Dans une interview avec le Weekly, Sharab dit : « Je suppose qu’Abou Mazen est raisonnable, qu’il a conscience que le dialogue a été empêché à chaque fois en raison de la question des prisonniers politiques, et en tant que tel, nous ne pouvons imaginer que le dialogue ait lieu aussi longtemps que ce dossier reste ouvert comme il l’est ». Sharab souligne que les circonstances nouvelles forcent le Hamas et le Fatah à mettre un terme à leurs divisions, étant donné qu’elles nuisent aux intérêts nationaux aussi bien qu’aux intérêts de chaque mouvement. « Il est clair que l’accession au pouvoir de la droite en Israël signifie un coup dur pour le programme politique d’Abou Mazen, car personne ne croira qu’il peut investir des efforts dans le processus de négociations avec Israël en sachant que Netanyahou a clairement affirmé son refus de se retirer ne serait-ce que d’un mètre des territoires palestiniens » dit-il. « En lieu et place, il proposera une paix économique basée sur l’amélioration des conditions de vie des Palestiniens en échange de quoi ils auront à concéder leurs droits nationaux ».

Selon Sharab le Hamas et son gouvernement ont à présent besoin du dialogue en raison du problème croissant de la reconstruction suite à la guerre récente de Gaza. « La reconstruction est devenue la priorité n°1 pour le gouvernement Hanyeh, et elle n’aura pas lieu tant qu’une réconciliation nationale n’aura pas réussi et mené à la formation d’un gouvernement d’unité nationale reconnu par le monde entier, et au retrait du siège contre le peuple palestinien » ajoute-t-il. Sharab souligne que la reconnaissance du rôle du Hamas dans le processus politique s’accroît et que le monde le voit comme prenant place uniquement au sein d’un régime internationalement reconnu. Il ne s’attend pas à ce que Hamas et Fatah retournent à leurs positions sur les principales questions du dialogue, comme l’avenir de l’OLP, la réforme des agences de sécurité et la formation du prochain gouvernement. Le principal problème, dit-il, est la mesure dans laquelle Hamas et Fatah comprennent la réalité des nouvelles circonstances internationales, et la nécessité d’être en phase avec elles.

L’impression dominante en Cisjordanie et dans la Bande de Gaza est que Fatah et Hamas prennent tous deux conscience que la réconciliation n’est plus seulement une option, mais plutôt une stratégie qui doit être suivie afin de sauvegarder leur survie politique.
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Vendredi 20 mars 2009 5 20 /03 /Mars /2009 16:29
Hasan Abu Nimah et Ali Abunimah


A peine remis des massacres israéliens dans la Bande de Gaza occupée, les Palestiniens n’ont guère eu l’occasion de se réjouir ces derniers temps. Aussi le début fort des discussions de réconciliation intra-palestinienne au Caire la semaine dernière a-t-il marqué une lueur d’espoir.

On a pu croire que la fin du schisme entre d’une part la résistance et le gouvernement du Hamas élu mais boycotté par le monde et d’autre part la faction du Fatah soutenue par l’Occident était à portée de la main. Mais cette bonne impression s’est brusquement dissipée après ce qui ressemble à un assaut coordonné par la Secrétaire d’état des USA Hillary Clinton, le Haut Représentant de l’UE Javier Solana et le dirigeant du Fatah Mahmoud Abbas, dont le mandat de président de l’Autorité Palestinienne (AP) expirait le 9 janvier.

Le vendredi 27 février, les dirigeants de 13 factions palestiniennes, notamment les principales, Hamas et Fatah, annonçaient qu’ils avaient élaboré un cadre pour la réconciliation. Les Palestiniens, dialoguant sous la présidence du puissant chef des services secrets égyptiens Omar Suleiman, ont créé des commissions pour discuter de la formation d’un « gouvernement d’unité nationale », réformer l’Organisation de Libération de la Palestine (OLP) afin d’y intégrer toutes les factions, prévoir des élections législatives et présidentielles, réorganiser les forces de sécurité sur une base non politique et un groupe pilote comprenant tous les dirigeants de faction. Dans une atmosphère jubilatoire, les discussions ont été ajournées au 10 mars.

Ensuite, le fragile édifice politique palestinien a commencé à être ébranlé. Le premier coup est venu de Clinton juste avant qu’elle prenne l’avion pour assister à un sommet dans la station balnéaire égyptienne de Sharm el-Sheikh, avec la promesse ostensible de milliards d’aide à la reconstruction de Gaza.

Voice of America (VOA) a demandé à Clinton si les discussions d’unité au Caire l’encourageaient. Elle a répondu que dans toute réconciliation ou « progrès en vue d’une Autorité [Palestinienne] unifiée », le Hamas devrait être lié par « les conditions édictées par le Quartette », le groupe auto-constitué de représentants des USA, de l’UE, de l’ONU et de la Russie. Ces conditions, a déclaré Clinton, requièrent que le Hamas « doit renoncer à la violence, reconnaître Israël et respecter les engagements antérieurs ». Sans quoi, a averti la Secrétaire, « Je ne pense pas qu’il en résultera un quelconque pas en avant positif, ni pour le peuple palestinien, ni en tant que moyen de renforcer l’effort en vue d’une paix qui mènerait à un état palestinien ».

Les coups suivants sont venus de Ramallah. Abbas, flanqué du haut diplomate européen Solana, a insisté sur le fait que tout gouvernement d’unité nationale aurait à adhérer à la « vision des deux états » et à respecter « les conditions internationales et les accords signés ». Il a ensuite réclamé que l’aide à la reconstruction de Gaza transite exclusivement via l’AP - soutenue par l’Occident mais financièrement en faillite et politiquement très affaiblie. Solana a affirmé : « Jetiens à déclarer, en accord avec [Abbas] que le mécanisme utilisé pour déployer l’argent est celui-là même qui représente l’Autorité Palestinienne ». Solana a entièrement approuvé la campagne menée par Abbas depuis la destruction de Gaza, pour que l’AP, rongée par une corruption endémique et qui ne paie que les salaires des travailleurs jugés politiquement loyaux, soit seule en charge des fonds, plutôt que des organisations internationales neutres, comme le Hamas et d’autres l’ont suggéré.

Alors, le sommet de Sharm el-Sheikh visait-il vraiment à aider le peuple de Gaza ou s’agissait-il d’exploiter leurs souffrances pour continuer la longue guerre contre le Hamas par d’autres moyens ? En effet, Clinton avait déjà confirmé la politisation de l’aide à la reconstruction lorsqu’elle déclarait à VOA : « Nous voulons conforter un partenaire palestinien disposé à accepter les conditions tracées par le Quartette » et « notre aide en dollars sera versée sur la base de ces principes ».

Le Hamas a averti que les déclarations de Clinton et d’Abbas renvoyaient les efforts de réconciliation palestiniens à la case départ. « Le Hamas ne reconnaîtra pas Israël ni les conditions du Quartette » a dit l’un de ses porte-parole Ismail Radwan, tandis qu’un autre, Ayman Taha, affirmait que le Hamas « rejetterait toute condition préalable à la formation du gouvernement d’unité ». Khaled Meshal, chef du bureau politique du mouvement, a souligné que la base de l’unité nationale devait rester « la protection de la résistance et des droits du peuple palestinien ».

De telles déclarations seront bien sûr utilisées pour dépeindre le Hamas comme extrémiste, intransigeant et anti-paix. Après tout, quoi de plus raisonnable que d’exiger de toute partie impliquée dans un processus de paix qu’elle s’engage à renoncer à la violence, à reconnaître son ennemi et à respecter les accords préalables ? Le problème est que les conditions du Quartette sont conçues pour éliminer les rares concessions faites aux Palestiniennes et pour les laisser démunis devant la poursuite de l’occupation, la colonisation, le blocus et les attaques armées d’Israël.

Aucun des diplomates occidentaux imposant des conditions au Hamas n’a réclamé qu’Israël renonce à sa violence agressive. En effet, comme Amnesty International le rapportait le 20 février, les armes utilisées par Israël pour tuer, blesser et incinérer 7.000 personnes à Gaza, dont une moitié de femmes et d’enfants, ont largement été fournies par des pays occidentaux, essentiellement les USA. En guise d’illustration frappante, Amnesty rapportait que ses enquêteurs sur le terrain avaient « trouvé des fragments et des composants de munitions utilisées par l’armée israélienne - dont beaucoup fabriquées aux USA - jonchant des cours de récréation, des hôpitaux et des maisons de particuliers ».

Pour les Palestiniens, « renoncer à la violence » dans de telles conditions c’est renoncer au droit de se défendre, ce que peuvent faire des peuples non occupés. Les Palestiniens noteront certainement que tandis qu’Abbas se contente de rester un spectateur impuissant, ni les USA ni l’UE ne se sont précipités pour défendre des Palestiniens pacifiques, non armés, mitraillés chaque jour par les forces d’occupation israéliennes lorsqu’ils tentent de protéger leurs terres saisies en Cisjordanie. Et la renonciation d’Abbas à la résistance n’a pas davantage aidé les 1.500 habitants du quartier de Silwan dans Jérusalem-Est, dont les autorités d’occupation israéliennes ont récemment confirmé la prochaine démolition des maisons afin de faire place à un parc à thème juif. Une cessation de la violence doit être mutuelle, totale et réciproque - chose que le Hamas a offerte à plusieurs reprises et qu’Israël a farouchement rejetée.

Pendant que la violence israélienne est tolérée voire applaudie, aucune condition politique préalable n’est réclamée aux dirigeants d’Israël. Le Premier ministre Netanyahou a catégoriquement rejeté un état souverain palestinien et - tout comme ses prédécesseurs - il a rejeté tous les autres droits palestiniens consacrés par le droit international et les résolutions de l’ONU. Sommé de mettre un terme à la construction d’implantations illégales en territoire occupé, Israël répond simplement que c’est sujet à négociation, et pour prouver ce point, il révélait en février le projet d’ajouter des milliers de maisons exclusivement juives dans les colonies de Cisjordanie.

Mais quand Al-Jazeera International demandait le 1er mars à Tony Blair, émissaire du Quartette, comment ses maîtres traiteraient un gouvernement israélien rejectionniste, il répondait : « Nous devons travailler avec tous ceux que le peuple israélien élira, il faut essayer et ne pas simplement affirmer que cela ne marchera pas ». A moins que les Palestiniens ne soient considérés comme une race inférieure, la même logique devrait s’appliquer à leurs dirigeants élus, mais jamais on ne leur en a donné la chance.

Il est grotesque d’exiger que les Palestiniens privés d’état reconnaissent inconditionnellement la légitimité de l’entité qui les a dépossédés et qui les occupe, qui lui-même n’a pas de frontières déclarées et qui continue d’étendre son territoire par la violence à leurs dépens. Si les Palestiniens doivent un jour reconnaître Israël sous une forme quelconque, ce ne pourra être que le résultat de négociations dans lesquelles les droits des Palestiniens sont pleinement reconnus, et non une condition préalable qui leur est imposée.

Au cours de la campagne électorale étatsunienne de l’an dernier, Clinton a clamé qu’elle avait aidé à apporter la paix en Irlande du Nord sous l’administration de son mari. Mais les conditions qu’elle impose à présent au Hamas sont exactement celles que les Britanniques ont longtemps imposées au parti nationaliste irlandais Sinn Fein, bloquant ainsi les négociations de paix. Le Président Bill Clinton - à l’encontre des vigoureuses objections britanniques - a aidé à contourner ces obstacles en garantissant notamment un visa US au président du Sinn Fein Gerry Adams, dont le parti avait été diabolisé par les Britanniques comme Israël diabolise à présent le Hamas. Tout comme Tony Blair qui, alors Premier ministre, autorisa le premier des négociations avec le Sinn Fein, Hillary Clinton sait que les négociations en Irlande n’auraient pas abouti si l’une des parties avait été obligée de se soumettre aux conditions préalables de ses adversaires.

Une lettre du 26 février dernier, cosignée dans le Times de Londres par d’anciens négociateurs de paix britanniques et irlandais, notamment le lauréat du Nobel John Hume et l’ancien ministre israélien des Affaires étrangères Shlomo Ben-Ami, soulignait ces mêmes points. « Que cela nous plaise ou non » dit la lettre, « Le Hamas ne s’en ira pas. Depuis sa victoire aux élections démocratiques de 2006, le Hamas a renforcé son appui dans la société palestinienne malgré les tentatives de le détruire par des blocus économiques, des boycotts politiques et des incursions militaires ». Les signataires appelaient à s’engager avec le mouvement, affirmant que « Les conditions du Quartette imposées au Hamas tracent un seuil inopérant à partir duquel commencer des négociations ».

Ceux qui se prétendent « faiseurs de paix » devraient tenir compte de ce conseil. Ils devraient permettre aux Palestiniens de former un consensus national sans interférence ni chantage externes. Ils devraient cesser d’imposer des conditions scandaleusement inéquitables à la partie la plus faible tout en tremblant devant la plus forte, et ils devraient arrêter l’exploitation cynique de l’aide humanitaire aux fins de manipulation et de subversion politique.

Ils sont nombreux dans la région à avoir été encouragés par la nomination par le Président Obama de l’ancien médiateur nord-irlandais, le sénateur George Mitchell, comme émissaire au Moyen-Orient. Mais à bien d’autres égards, le nouveau président a poursuivi les désastreuses politiques de l’administration Bush. Il n’est pas trop tard pour changer de cap, car persister dans l’erreur ne ferait qu’assurer la poursuite de l’échec et du bain de sang.

* Hasan Abu Nimah est l’ancien représentant permanent de la Jordanie aux Nations-Unies.

* Ali Abunimah, Cofondateur de The Electronic Intifada, est l’auteur de “One Country : A Bold Proposal to End the Israeli-Palestinian Impasse” (Metropolitan Books, 2006).

Cet article est paru initialement dans The Jordan Times et il est republié avec l’autorisation des auteurs.
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Vendredi 20 mars 2009 5 20 /03 /Mars /2009 16:33

Jonathan Cook


"Petit à petit, nous croyons que les Israéliens peuvent être amenés à comprendre que leur Etat existe au dépend d’un autre peuple. Seulement alors, les Israéliens seront susceptibles d’être prêts à penser à faire la paix."


Parc Canada, Cisjordanie. Comme le printemps arrive de bonne heure, les Israéliens se trouvent à venir en masse dans l’un des sites de loisirs les plus appréciés du pays. Les visiteurs du Parc Canada, à quelques kilomètres au nord-ouest de Jérusalem, jouissent de panoramas de toute beauté, de sentiers forestiers, de pistes VTT, de grottes et d’aires de pique-nique idylliques.

Toute une série de panneaux les informent de l’importance historique de ce paysage, et de quelques bâtiments anciens, évoquant leur passé biblique, romain, grec et ottoman. Peu de visiteurs, s’il y en a, font attention aux blocs de pierres qui recouvrent certaines parties du parc.

Mais Eitan Bronstein, le directeur de l’organisation Zochrot (Se souvenir) s’est engagé à éduquer les Israéliens et les visiteurs étrangers sur le passé que l’on cache de ce parc : son histoire palestinienne.

« En fait, même si vous ne vous en rendez pas compte, rien dans ce parc n’est même sur le territoire d’Israël, » déclarait-il à un groupe de quarante Italiens lors d’une visite guidée le week-end passé. «  Ce parc est en Cisjordanie, envahie par Israël durant la guerre de 1967. Mais la présence des Palestiniens ici - et leur expulsion - est totalement absente des panneaux. »

Zochrot, géré par des Israéliens et financé par des donateurs particuliers, cherche aussi à rappeler la Nakba [la catastrophe - ndt] aux Israéliens, ce déracinement de centaines de milliers de Palestiniens durant la création d’Israël.

Ces visites par Zochrot ne sont pas prisées par la plupart des Israéliens car, dit Mr Bronstein, elles leur suggèrent à quel point ils sont loin de comprendre quel compromis territorial est nécessaire pour arriver avec les Palestiniens à l’accord de paix actuellement promu par la nouvelle administration US.

Un bâtiment impressionnant, à peu de distance à l’intérieur du parc et qu’on signale comme thermes romains, est tout ce qui reste de reconnaissable du village palestinien du nom d’Imwas, lui-même construit sur les ruines du village biblique d’Emmaüs.

Il y a des traces de cimetière et aussi des vestiges épars de maisons du village, un café, une église, deux mosquées et une école.

Les 2 000 Palestiniens qui vivaient ici, avec les 3 500 habitants de deux autres villages, Yalu et Beit Nuba, ont été expulsés quand l’armée israélienne a pris à la Jordanie cette partie de la Cisjordanie.

Aujourd’hui, ils vivent avec leurs descendants comme des réfugiés, la plupart à Jérusalem-Est et près de Ramallah.

A la place de ces trois villages, un parc a été créé par une organisme sioniste international, le Fonds national juif, qui a versé 15 millions de dollars US (Dh55m) venant de dons caritatifs de juifs canadiens.

L’entrée du parc n’est qu’à une minute de voiture de l’autoroute la plus fréquentée du pays qui relie Jérusalem à Tel-Aviv.

Des parcs semblables, dans tout Israël, ont été créés sur les ruines de villages palestiniens mais, dans leurs cas, leur destruction résulte de la guerre de 1948 qui a instauré Israël. Ilan Pappe, historien israélien, se réfère à cet effacement massif de l’histoire palestinienne en parlant de « mémoricide » organisé par l’Etat. (*)

Mais le Parc Canada est un site bien plus sensible pour Israël car il se trouve en dehors des frontières internationalement reconnues du pays. L’expulsion des habitants palestiniens, dit Mr Bronstein, fut un acte prémédité de nettoyage ethnique de villageois qui n’ont opposé aucune résistance.

« Nous avons des photos montrant l’armée israélienne en train de procéder aux expulsions, » dit-il à un groupe de touristes, tenant levée une série de vieilles cartes.

Yosef Hochman, photographe professionnel, a saisi des scènes représentant des colonnes de Palestiniens fuyant et portant sur la tête leurs biens qu’ils avaient pu emmener, avec des officiers de l’armée discutant avec une vieille femme qui refusait de quitter sa maison et des bulldozers en mouvement pour détruire les villages.

Selon Mr Bronstein, ce déchaînement de destructions peut s’expliquer par l’échec de l’armée israélienne pendant la guerre de 48 à s’emparer de cette zone qui s’avance en saillie dans ce qui est aujourd’hui Israël et qu’on appelle le Latrun Saillant [à mi-distance entre Jérusalem et Tel-Aviv, presque sur l’autoroute - ndt].

« En 1948, les commandants israéliens considéraient la conquête du saillant comme vitale pour élargir le couloir de sécurité de Tel-Aviv à Jérusalem. Ils étaient désespérés de devoir y renoncer quand, en 1967, ils eurent une deuxième occasion. »

Uzi Narkiss, un des principaux généraux de la guerre de 1967, avait fait le serment que le Latrun Saillant ne serait jamais rendu. Des organisations comme Zochrot soutiennent que la création du Parc Canada a été la manière pour Israël d’annexer en douce ce territoire.

Depuis 2003, Mr Bronstein demande que le Fonds national juif ajoute des panneaux supplémentaires mettant en évidence l’histoire palestinienne du parc.

Les thermes romains, note-t-il, ne sont visibles que parce que les fondations ont été mises à jour ultérieurement. Pendant des siècles, la structure - tombeau d’Obeida Ibn al Jarah, guerrier arabe ayant participé à la conquête de la Palestine au 7è siècle - a été un lieu saint important des Palestiniens.

Le Fonds national juif et l’Administration civile, le gouvernement militaire en Cisjordanie, n’ont accepté de poser deux autres panneaux marquant le centre des villages d’Imwas et Yalu qu’après que Zochrot n’ait saisi les tribunaux. Cet acte de transparence a néanmoins été de courte durée. Après deux jours, le mot Imwas était recouvert de peinture noire, et peu après les deux panneaux avaient disparu.

« On nous a dit que c’était probablement des ferrailleurs qui avaient volé les panneaux, » dit Mr Bronstein. « C’est un peu difficile à croire, étant donné que les tableaux officiels tout près sont toujours là aujourd’hui. »

Zochrot envisage d’élargir sa campagne et d’alerter les donateurs canadiens en leur disant que leur argent sert en réalité - et en violation du droit international - à annexer une partie de la Cisjordanie au profit d’Israël. Selon Mr Bronstein, beaucoup d’entre eux ne sont pas conscients de l’utilisation réelle de leurs dons.

Il se prépare à saisir à nouveau les tribunaux contre le FNJ pour exiger que celui-ci remplace les panneaux disparus et qu’il pose des panneaux similaires dans les parcs d’Israël pour commémorer les villages palestiniens rasés par l’armée après la guerre de 1948.

Selon Zochrot, 86 villages palestiniens sont enfouis sous les parcs du FNJ. 400 autres villages détruits ont vu leurs terres transmises exclusivement à des communautés juives.

Plusieurs centaines de militants de Zochrot sélectionnent régulièrement un village détruit et vont, avec des réfugiés palestiniens, placer des panneaux faits par eux-mêmes et qui indiquent le nom du village palestinien en arabe et en hébreu. En quelques jours, les panneaux sont enlevés.

Mais Mr Bronstein dit qu’il croit que même les panneaux montés par les organismes officiels pourraient avoir un plus grand impact pour ouvrir l’esprit des Israéliens.

«  Dans une récente interview dans la presse, un haut responsable du FNJ a reconnu qu’il serait difficile d’arrêter notre campagne » dit Mr Bronstein. « Petit à petit, nous croyons que les Israéliens peuvent être amenés à comprendre que leur Etat existe au dépend d’un autre peuple. Seulement alors, les Israéliens seront susceptibles d’être prêts à penser à faire la paix. »


(*) - Voir "Le nettoyage ethnique de la Palestine" - Le mémoricide de la Nakba - d’Ilan Pappe, p. 293 (Fayard) :

« Bref, la véritable mission du FNJ a été de cacher ces vestiges visibles de la Palestine, par les arbres qu’il a plantés sur eux mais aussi par les récits qu’il a créés pour nier leur existence. [...] continue à débiter les mythes familiers de ce récit - la Palestine comme terre « vide » et « aride » avant l’arrivée des sionistes - par lesquels le sionisme entend remplacer toute vérité historique qui contredit son propre passé juif inventé. »

 Site de Jonathan Cook : Je suis un journaliste britannique basé à Nazareth, en Israël. Mon site présente mes articles sur le Moyen-Orient qui sont publiés dans des journaux internationaux de langue anglaise et arabe et dans des publications revues spécialisées depuis 2001.
Par douaumont - Publié dans : Morceaux choisies
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