Vendredi 13 mars 2009 5 13 /03 /Mars /2009 18:01


Communiqué de presse de Jean-Marie LE PEN

Michel Rocard, dit-on, est pressenti pour devenir ambassadeur de France chargé des négociations internationales relatives aux pôles Arctique et Antarctique.

Comme s’il n’y avait rien de plus urgent dans la situation catastrophique que connaît notre pays.

On sait que Michel Rocard se pose en spécialiste de l’Arctique et craint « la menace de forages à tout va ». Mais on sait aussi que ce continent est protégé pour 50 ans, précisément contre les forages, par le protocole de Madrid de 1991.

Après le voyage de Jack Lang comme envoyé spécial du Président à Cuba, le seul motif de ce hochet donné à l’ancien Premier ministre est de marquer toujours plus l’orientation à gauche de Nicolas Sarkozy.
Par douaumont - Publié dans : communiqués du Front National
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Vendredi 13 mars 2009 5 13 /03 /Mars /2009 18:40


par Isabelle Laraque

source : inconnu

 

René Marchand, ancien élève de l’école des langues orientales, est un bon connaisseur de la civilisation arabo-islamique : parlant l’arabe, ayant travaillé en qualité de journaliste dans des pays musulmans, il a de l’islam une approche déférente : « J’ai le devoir de le combattre s’il m’agresse, je ne l’abaisserai jamais » (p. 22). Son analyse saura éviter deux écueils : le mépris mais aussi le sentiment de supériorité. « L’islam est une personne, la civilisation française en est une autre » (p. 15). Il combat l’ethnocentrisme, cette fâcheuse tendance à regarder les autres cultures avec nos lunettes d’occidentaux. Il invite à prendre l’islam comme un système en soi dans sa cohérence alors qu’habituellement nous lui prêtons nos conceptions, nos aspirations, notre vision de l’Homme et de Dieu. Cette vision ethnocentrique est en partie à l’origine de notre aveuglement. Aux naïfs qui affirment que la menace islamiste est derrière nous, que les islamistes ne mènent que des combats désordonnés et sporadiques, René Marchand répond que « les islamistes nous font la guerre à leur manière et non selon le principe de nos écoles militaires » (p. 31) !

1. Une menace bien réelle

René Marchand affirme que le danger d’une islamisation rapide de notre pays doit être considéré avec sérieux et réalisme :
la France, de par sa position géographique, est aux frontières de l’islam comme une marche et constitue donc la première nation européenne devant être islamisée : « elle sera musulmane au 21ème siècle » prophétisent les islamistes.
Leur certitude repose :

1) Sur les prévisions démographiques concernant les communautés musulmanes de France et du Maghreb : « les démographes escomptent 20, 30 voire 50 millions de musulmans en France dans 50 ou 60 ans » (p.36).

2) Sur la décadence de la France : « pour la plupart des musulmans (…) les Français ont abandonné leur pouvoir dans « les quartiers difficiles » à des truands maghrébins qui trafiquent de la drogue (…) ils ne punissent pas les voleurs (…) sont incapables de faire respecter la justice ou simplement l’ordre, la sécurité des personnes et des biens. Ils sont faibles » (p. 37). Face à cette France que René marchand qualifie « d’avachie », qui constitue « un butin offert aux prédateurs », le parti islamiste dispose d’un plan. Celui-ci a été exposé à l’auteur par un islamiste clandestin rencontré à la terrasse d’un café de Montparnasse durant l’hiver 94. Révéler sa stratégie à l’ennemi, n’y a-t-il pas là de quoi nous étonner ? Pas vraiment pour R. Marchand : Hitler avait bien exposé lui aussi son objectif dans Mein Kampf dès 1923 puis dans des discours publics sans que jamais les dirigeants français se soient émus de ses propos. Même cécité aujourd’hui de la part des démocraties.

3) Sur une renaissance puissante de l’islam en tant que force politique et économique : « le royaume saoudien, premier pays exportateur de pétrole brut au monde est aussi le premier pays exportateur d’islam fondamentaliste… le premier pays exportateur de terroristes » (p. 52). Renaissance qui fut pour les musulmans de France une surprise totale ; ils ont alors commencé à regarder l’islam avec un œil nouveau.

En quoi consiste ce plan ?

- Eviter tout ce qui pourrait provoquer une réaction vive des dirigeants français, anesthésier les élites : les attentats seront en nombre limité et groupés sur une certaine période, cela de façon à maintenir chez l’ennemi l’illusion que le mouvement ne peut agir que de façon sporadique.
- Favoriser l’installation en France du plus grand nombre possible de musulmans d’où qu’ils viennent et obtenir pour eux la nationalité française, favoriser l’enseignement religieux, l’enseignement de l’arabe, le voile des femmes, la construction de mosquées, bref, habituer le Français « au fait musulman » ; quant à l’encadrement, il doit être serré mais indétectable.
- Ensuite massifier les millions d’individus vivant en France en organisant leur rassemblement identitaire autour de l’islam : cette phase sera déclenchée après l’installation d’une république islamiste en Algérie.
- Enfin, le jihad : les islamistes n’envisagent pas une guerre de ligne mettant face à face les combattants : « un statut juridique dérogatoire devra être obtenu des Français travaillés de longue date par les communautaristes (…) Nous (Français) serons invités au nom de la tolérance, des droits de l’homme (…) à prendre acte juridiquement du fait accompli : la constitution à l’intérieur du territoire français d’une communauté musulmane ayant sa loi propre » (p. 44).

Ainsi apparaîtront les premières tâches de la peau de panthère et « avec les même méthodes et les mêmes complicités, ces tâches s’agrandiront jusqu’à recouvrir la totalité du territoire de la France » (p. 49).

2. Méconnaissance de l’islam

Nous ne savons presque rien de l’islam alors qu’ « eux » savent tout de nous. Nous demeurons les coloniaux que nous avons été, nous jugeons l’islam comme une civilisation en retard par rapport à la nôtre. Influencés par Auguste Comte et sa loi des trois états, nous croyons que l’islam est demeuré à l’âge théologique, qu’il n’a pas encore opéré la révolution de la laïcité, bref nous voyons en lui une religion ni meilleure, ni pire qu’une autre appelée à disparaître comme les autres avec le progrès de l’instruction. Même les dirigeants nationalistes arabes, dignes élèves des Lumières et de nos écoles ont eux aussi sous estimé l’adversaire en croyant que la solution résidait dans le progrès économique, social, culturel… L’échec des laïcistes du monde arabe est dû au fait qu’ils n’ont pas osé se déclarer ouvertement non musulmans par peur de se couper des masses, par peur aussi d’être exécuté par n’importe quel croyant : pas d’apostasie en terre d’islam ! N’est-ce pas ? Il n’y a donc pas de dépassement du religieux dans le philosophique en terre d’islam ; ne plaquons pas non plus la théorie hégélienne sur la culture islamique.

La méconnaissance de l’islam est à l’origine de l’islam rêvé de la pensée unique, qui constitue en grande partie un produit de la mauvaise conscience consécutive à la colonisation. Pourtant, le phénomène n’est pas totalement nouveau : il remonte au 18ème siècle au cours duquel les philosophes s’intéressent à l’islam pour en faire une arme contre l’Eglise et le contre exemple parfait de l’Infâme. Pour illustrer cet islam fréquentable, revisité, on ressort habituellement 2 grandes figures : Omar Khayyan et Averroes. Ce qui constitue une véritable escroquerie intellectuelle : le poète persan qui a su chanter la sensualité et les vertus du vin tout comme le philosophe commentateur d’Aristote réclamant l’autonomie de la raison sont en réalité deux marginaux bien peu représentatifs de l’islam traditionnel !

Contrairement à ce que répète la pensée unique, « l’islamisme n’est pas un épiphénomène, quelque chose comme une excroissance maladive limitée dans l’espace et épisodique qui pourra être rapidement éradiquée » (p. 25). Ce que nous nommons islamiste est ni plus ni moins que la résurgence à l’époque contemporaine de la forme de l’islam qui a prévalu au long de l’Histoire et qui n’a cédé ça et là que sous la pression de la colonisation : « L’islamisme est dans le droit fil de l’islam » (p. 68). La pensée unique qui dépeint les islamistes agissant en France comme un ramassis d’individus égarés est totalement fausse. Déjà, au moment de ce qu’il est convenu d’appeler la guerre d’Algérie, le discours conformiste était le suivant : « Les Fellaghas sont très peu nombreux, ils n’ont pas le soutien de la population musulmane qui reste dans sa majorité modérée et pro-française » et le FLN était décrit comme « un essaim d’agités sans cervelle » (p. 30). Ne cédons pas aujourd’hui à une nouvelle intoxication, n’écoutons pas ceux qui répètent que l’islamisme algérien est vaincu implore R. Marchand. L’islamisme ne peut être vaincu ni par des opérations policières ponctuelles, ni par l’argent. Le fondamentalisme musulman n’est pas traitable par l’économisme : les richesses qui ont jailli au 20ème siècle en Arabie Saoudite ne l’ont pas fait reculer…

3. Triste bilan de la politique française

Sur le plan politique, René Marchand dresse le triste bilan de ces trente dernières années. Il déplore, en gaulliste qu’il se flatte d’être, qu’après le départ du Général de Gaulle « la politique des partis » ait repris la place qu’elle occupait sous la 4ème République. Il dénonce ainsi l’irresponsabilité des dirigeants : Pompidou qui fait venir une main-d’œuvre à bas prix pour « tenir » les salaires ouvriers, Giscard qui se fait l’artisan du rapprochement familial en 1975… encore pouvaient-ils se donner l’excuse d’être poussés par de prétendues raisons économiques ! En revanche avec Mitterrand les priorités sont électorales : le droit d’asile est accordé à tout demandeur. De nombreux clandestins monogames ou non sont régularisés avec leur famille. Les quotas d’immigration avec l’Algérie sont supprimés de fait en 1981 : désormais les Algériens peuvent entrer librement en France et bénéficier d’un permis de séjour de 10 ans renouvelable automatiquement. Tous ces immigrés vont constituer une réserve d’électeurs et avec la création de SOS Racisme, le but des socialistes que croit déceler l’auteur est de fabriquer des racistes pour se maintenir au pouvoir. Évoquer l’immigration devient désormais tabou, et la classe politique n’a plus qu’un objectif : maintenir l’opinion dans sa léthargie. De fait, la France est devenu une société multiethnique et multiculturelle. Elle est déjà balkanisée : c’est le stade préalable à la juxtaposition de communautés ayant leur propre droit, et des destins séparés. Déjà depuis plusieurs années des maires cèdent, ils gèrent les problèmes de délinquance avec des associations religieuses ; « après avoir supprimé les tribunaux catholiques, nous tolérons les juges islamiques… sans même nous préoccuper de savoir qui les a nommés » (p. 243).

René Marchand insiste aussi sur le fait que dans « la France en danger d’islam » les plus menacés sont les musulmans qui nous ont fait confiance. Des Français de vocation, même s’ils sont peu nombreux, ont cru que la France leur offrait un statut républicain sans équivoque : ils risquent de se retrouver prisonniers du statut communautaire. A-t-on pensé à l’avenir de la jeune maghrébine qui risque de se retrouver mariée sans son consentement, enfermée, voilée, interdite de profession puis répudiée sans aucun droit sur ses enfants ? Or la pression communautaire a pris ses aises dans la société française ; ainsi dans nos cités plus aucun musulman d’origine ne peut donner un prénom français à son enfant : « il n’y aura plus de Marcel Mouloudji ni d’Isabelle Adjani… Dommage ! on vous aimait bien » (p. 248)…

4. Vers une grande politique

René Marchand écarte les fausses solutions :
L’intégration : avec la double nationalité ? Le voile pour les filles ? Ce mot ne veut rien dire : l’intégration sans l’assimilation est une utopie.
- L’islam à la française ? « Mot fourre tout » et « crétinerie » (p. 263), « nullité intellectuelle » (p. 273), « andouillerie » (p. 277)… René Marchand n’a pas de mots assez forts pour désigner cette théorie fumeuse : après avoir constaté que l’islam fait problème en France, les politiciens ont ainsi voulu changer l’islam, inventer un islam nouveau, édulcoré. Or, l’islam ne peut être réduit à une religion de sphère privée, il s’agit à la fois d’une religion et d’une civilisation, d’une culture et d’une loi. C’est pourquoi l’auteur prédit que « l’islam à la française sera le marchepied de l’islamisme » (p. 269). Il n’a aucune de chance de survie, l’islam étant de nature fondamentaliste et totalitaire. « En offrant aux jeunes maghrébins (…) un islam censé être compatible avec les valeurs républicaines, on leur retire toutes bonnes raisons de quitter l’islam (p. 275).

En dépit de la situation catastrophique qu’il constate et qu’il décrit, René Marchand se veut résolument optimiste : désespérer de la renaissance n’est pas réaliste car « si la France se laisse toujours surprendre dans les premiers temps d’une guerre, elle redevient elle-même dans la contre-offensive et ses capacités de régénérescence sont prodigieuses » (p. 324). La grande faiblesse de l’islamiste est d’après lui sa cécité à l’égard de la résistance qu’opposerait la France à une guerre sur son territoire.

Que propose-t-il ? D’abord de rectifier l’image que l’ennemi se fait de nous. Quelques mesures : réintégrer dans la République les zones de non droit, mettre des conditions à la naturalisation, exiger une période probatoire pour les candidats à la nationalité française, abolir le droit du sol et le remplacer par un devoir de nationalité (respect de la loi républicaine), revenir à la préférence nationale, voire européenne en matière d’emploi et d’avantages sociaux. Ainsi en redevenant respectables nous serons respectés.

Encore un livre qui risque de déplaire aux « bien pensants », aux bigots du politiquement correct ! René Marchand est un auteur qui a son franc parlé, qui ne mâche pas ses mots, qui exprime de saines colères qui le rendent sympathiques au lecteur affranchi. « La France en danger d’islam » est un ouvrage dense, truffé de références historiques, mais bien peu cartésien car également riche en anecdotes, en souvenirs, en impressions : « Je ne me suis pas interdit digressions, notes marginales (…) j’ai usé à profusion de répétitions (…) qu’on sache que j’ai voulu des retours en spirale un peu à l’imitation des auteurs arabes » (p. 20). C’est aussi le cri d’un gaulliste viscéral par les prises de positions qu’il exprime (dénonciation du régime des partis et anti-américanisme -l’auteur rejoint sur ce point les analyses d’Alexandre Del Valle) et par les solutions proposées (recours à l’article 16 prévu par la Constitution, restauration du référendum sur les grandes questions de société, attente d’un homme providentiel, éternel sauveur d’une droite bonapartiste orpheline…).

Toutefois, on ne comprend pas toujours très bien comment la grande politique envisagée soit une « politique avec l’islam » (p. 320). Pour ce qui relève d’une alliance entre la France et les dirigeants du Maghreb afin de lutter contre le terrorisme, cela se conçoit assez facilement ; en revanche, on ne voit pas comment nos relations avec les pays fondamentalistes pourront se trouver améliorées sous prétexte que nous lutterons contre les militants islamistes en France. Les dirigeants saoudiens notamment ne renonceront pas volontiers à diffuser la propagande dans notre pays…

Isabelle Laraque
« La France en danger d’islam. Entre Jihâd et Reconquista », de René Marchand, l’Âge d’Homme, collection Mobiles géopolitiques, juin 2002, 355 p.
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Samedi 14 mars 2009 6 14 /03 /Mars /2009 12:07
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Lundi 16 mars 2009 1 16 /03 /Mars /2009 16:16
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Lundi 16 mars 2009 1 16 /03 /Mars /2009 16:30



Mourad Benachenhou - Le Quotidien d’Oran

Selon Amnesty International, il y a environ 5.000 instructions militaires israéliennes qui réglementent la vie des Palestiniens en territoires occupés.

Dans de nombreux cas, le Palestinien ne peut pas travailler, voyager, étudier, s’occuper de ses récoltes, transporter des marchandises, creuser un puits, créer une entreprise, se faire soigner - ou même visiter famille dans l’agglomération voisine - sans obtenir l’autorisation appropriée des autorités israéliennes. Et, au-delà de cela, sa vie est soumise à un réseau imprévisible de couvre-feux, barrages de contrôle, fermetures de routes, tranchées, enceintes, qui, établis de manière impromptue, maintiennent les Palestiniens en état de confusion constante. Ceci, sans compter l’ensemble formidable d’obstacles physiques, sous la forme de colonies juives en extension, et un réseau routier pour les colons juifs, construit sur de la terre appartenant aux Palestiniens, et dont l’accès leur est interdit. (Saree Makdisi : la Palestine sous toutes les coutures, 2008, Norton, New York p. 6)
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Tzipi Livni quittant le siège du parti Kadima - Photo : AFP

Trois thèmes sont répétés ad nauseam, et à toutes les occasions, par les tenants de l’idéologie sioniste, pour justifier la légitimité de l’Etat d’Israël et les actions de nettoyage ethnique qu’il mène de manière systématique et brutale contre la population palestinienne, et dont la dernière est l’agression d’une sauvagerie inqualifiable contre la ville de Gaza et sa banlieue :

-  1. Les Palestiniens ont refusé le partage de la Palestine en 1948, décidé par l’ONU ;

-  2. Les terres occupées par Israël ont été vendues par les Palestiniens à des colons juifs ;

-  3. Israël est la seule démocratie occidentale au Moyen-Orient et pourrait servir de modèle aux autres pays de la région.

L’acceptation du partage de la Palestine par Israël, une simple manœuvre politique

Le premier thème escamote le fait que, non seulement, ce partage s’est effectué sans l’accord des Palestiniens, mais qu’également les Sionistes considéraient son acceptation comme un compromis nécessaire, une étape devant aboutir, à court ou moyen terme, à l’occupation de tout le territoire de la Palestine historique, et à l’expulsion des Palestiniens de ce territoire. Voici comment Ilian Pappe, dans son livre intitulé : Le Nettoyage ethnique de la Palestine (Oxford, 2006) présente la position du leadership sioniste, conduit par Ben Gourion, sur ce partage, sanctionné par une résolution de l’ONU que les pays arabes et, évidemment, les Palestiniens ont rejetée :

Ce fut Ben Gourion qui conduisit ses associés à simultanément accepter et ignorer la résolution de partage par l’ONU, résolution passée le 29 novembre 1947... Pour lui (Ben Gourion) et ses amis au sommet de la hiérarchie sioniste, un Etat juif valide voulait dire un Etat s’étendant sur la plus grande partie du territoire de la Palestine, et ne permettant qu’à une infime minorité de Palestiniens, d’y rester... Ce qui était important était la reconnaissance internationale du droit des Juifs d’avoir leur propre Etat en Palestine.(p. 36)

L’acceptation du partage par les Sionistes n’était ni sincère, ni dépourvue d’arrière-pensées ; il s’agissait d’obtenir la légitimation de l’Etat juif par l’institution internationale, et, ensuite de rétablir, par l’usage de la violence, les frontières « historiques » de l’Israël antique. Que les Arabes aient ou non accepté ce partage n’aurait rien changé à la suite des événements, telle que la concevaient les Sionistes, et ils auraient suivi exactement la même voie, en se couvrant, sans aucun doute, du même prétexte : se défendre contre les menaces posées à leur sécurité par les populations palestiniennes comme par les Etats arabes voisins. L’Histoire, telle qu’elle s’est déroulée depuis 1947, n’aurait pas changé, si, par un coup de folie collective, les Palestiniens, appuyés en cela par les pays arabes indépendants de l’époque, avaient accepté d’être volontairement dépossédés de leurs terres au profit de colonisateurs, porteurs d’une idéologie essentiellement génocidaire, et venus en majorité d’Europe de l’Est et des pays germanophones européens.

La plus grande partie d’Israël est constituée- de terres confisquées par la violence

Le second thème trouve son démenti dans les déclarations officielles des autorités israéliennes qui reconnaissent que seulement 7 pour cent de la superficie occupée par Israël a été soit acquise par des transactions avec les propriétaires palestiniens, ou était déjà la propriété de Juifs qui n’avaient jamais quitté la Palestine. Le reste, soit 93 pour cent, est le résultat de confiscations et d’expulsion des occupants locaux, menées par les Sionistes à partir des premiers jours de décembre 1947.

Différents prétextes ont été donnés à ces opérations, le plus récurrent étant la nécessité d’assurer la sécurité des colons juifs. En fait, il s’agissait de mettre en oeuvre, de manière systématique, une politique d’appropriation des terres palestiniennes, politique constituant le noyau central de l’idéologie sioniste, telle qu’elle avait été conçue par son fondateur, Jablonsky. Une fois légitimée l’existence d’un Etat juif, cette politique fut mise en application avec vigueur, sous le nom de « Plan Dalet », adopté par les leaders sionistes le 10 mars 1948. Voici les instructions données aux exécutants sionistes de ce plan :

Ces opérations (de nettoyage ethnique) peuvent être exécutées de la manière suivante : ou bien par la destruction des villages (en y mettant le feu, en les faisant sauter, en plaçant des mines dans leurs ruines) et plus particulièrement les centres de population qui sont difficiles à contrôler de manière continue ; ou en montant des opérations de ratissage et de contrôle en se guidant avec les directives suivantes : encerclement des villages, conduite de recherches dans leur intérieur. En cas de résistance, les forces armées doivent être détruites et la population expulsée en dehors des frontières de l’Etat. (Pappe, p. 39).

Ce plan n’est pas resté, suivant l’expression populaire, « de l’encre sur du papier. » Il a été mis en oeuvre avec continuité et obstination, sans état d’âme, par des fanatiques décidés à concrétiser leur rêve de reconstituer, à l’identique, un Etat, protectorat établi par les Romains, dirigé par Hérode, un Arabe converti au Judaïsme pour les besoins de la cause, Etat qui avait disparu 20 siècles auparavant.

Ces deux thèmes sont largement démentis, non seulement par les déclarations des dirigeants sionistes, qui n’ont jamais fait secret de leurs ambitions territoriales et de leur volonté de créer un Etat à composante ethnique et religieuse exclusivement juive, mais, également, par leurs actions, qui - au-delà des concours de circonstances que ces dirigeants ont créés pour justifier leurs actions au cours de ces soixante dernières années - se sont méthodiquement conformées à l’idéologie sioniste.

Deux thèmes démentis par l’Histoire du sionisme israélien

Les preuves du caractère absolument faux de ces deux thèmes, qui constituaient, à une certaine période, les leitmotivs de la propagande sioniste, se sont accumulées au cours des années, rendant leur pouvoir de persuasion nul, même aux yeux des partisans les plus fanatiques de cette idéologie qui veut restaurer l’Histoire de l’Antiquité, entre le cinquième siècle avant l’ère chrétienne, et le premier siècle de cette ère, alors que les doctrines « islamistes » les plus fondamentalistes ne veulent que le retour au premier siècle de l’Hégire, correspondant au 7ème siècle de l’ère chrétienne. Donc, ces thèmes n’ont plus le rôle légitimant, justificateur et mobilisateur qu’ils étaient supposés créer dans l’esprit des tenants du sionisme. Peu de gens sont dupes ; et même ceux qui s’accrochent à ces thèmes le font, soit par ignorance, soit - bien informés de la réalité des choses - sans conviction, car, avec le temps, les aspects les plus sanglants, et les plus secrets de la saga sioniste sont tombés dans le domaine public, et il est vain de vouloir continuer à les censurer.

Israël, une démocratie occidentale modèle, un thème vraisemblable ?

Le thème qui proclame le « caractère démocratique de l’Etat d’Israël » face aux « Etats arabes despotiques » semble plus porteur que les deux autres thèmes, et apparaît comme résister à l’usure du temps comme des faits.

Suivant ce thème, répété à l’envie pour justifier aussi bien les assassinats ciblés perpétrés par les autorités israéliennes contre le leadership de la résistance palestinienne, les destructions systématiques des maisons des Palestiniens impliqués dans des actes de résistance, que les attaques musclées contre les Etats voisins, coupables d’abriter des refugiés palestiniens et des organisations de résistance palestinienne, les bombardements de mosquées, de centrales électriques, d’hôpitaux, d’infrastructures routières, d’écoles, d’immeubles abritant la presse, des installations de l’ONU, la confiscation des terres palestiniennes, l’instauration de barrages routiers, la clôture totale des territoires palestiniens sous le moindre prétexte, l’érection de 561 barrages militaires sur 40 kilomètres, la division des territoires occupés en « 3 zones étanches », la construction d’une muraille d’emprisonnement de 8 mètres de haut sur 240 kilomètres, qui ferait de la muraille de fer légendaire une enceinte banale ! Etc., etc.

Par le massacre et la terreur, Israël ferait la preuve qu’il est une démocratie ?

Suivant ce thème, lui aussi répété à toutes occasions, Israël serait le phare de la démocratie dans la région géographique où elle est implantée, et toutes les atrocités, les exactions qu’elle commet contre la population de la région, n’auraient d’autre motif que de lui permettre d’assurer la survie de son système politique démocratique moderne, conforme aux idéaux de l’Occident, face aux menaces qui pèseraient sur son modèle du fait du caractère rétrograde des populations autochtones et de l’hostilité « irrationnelle et inexplicable » des pays environnants, mus par une haine « incompréhensible » à l’égard de « ce phare de l’humanité » et de cet « exemple du progrès de la race humaine », de ce « berceau de l’humanisme le plus tolérant et le plus éclairé » que serait Israël ».

Bref, Israël, par ses massacres perpétrés contre le peuple palestinien et les peuples environnants, ne fait que défendre les « valeurs de l’Occident », fondées sur « le respect de la personne humaine, l’acceptation du caractère sacré de la vie de chaque individu, et de son droit à la poursuite du bonheur et à la propriété privée sur cette terre », contrairement aux Nazis, dont elle a adopté pourtant beaucoup de leurs méthodes, y compris la proclamation de slogans et l’expression de valeurs qui sont en contradiction avec leurs actes (comme, par exemple, la fameuse devise placée à l’entrée des camps de concentration : « le travail donne la liberté »).

Israël, un miroir des valeurs occidentales ?

Israël s’estime justifié à perpétrer ses atrocités, car elle se prétend fondamentalement un pays qui serait guidé par les principes moraux distinguant la civilisation occidentale des autres civilisations. Ce qu’elle commet comme actes jugés répréhensibles aussi bien par les règles de morale individuelle internationalement acceptées, que par les lois internationales de la guerre comme de la paix, elle les commettrait au nom de l’idéal judéo-chrétien de charité, d’humanité, de progrès, face à la barbarie des populations qu’elle tente d’exterminer.

Par définition, et quoiqu’elle fasse, Israël se placerait dans le « camp du bien » face au « camp du mal », représenté par tous ceux qui se défendent contre elle et refusent d’être massacrés. L’Occident, suivant cet Etat, devrait le remercier de tenir si haut ses valeurs et de les défendre avec tant de cruauté ; Israël se présente comme un modèle de ce que devrait être un pays occidental construit sur la glorification des valeurs humanitaires propres à l’Occident, et que ne partageraient aucun des peuples ou des pays qui lui résistent.

L’Occident, élève d’Israël et redevable envers lui ?

Les pays occidentaux ont, selon ce thème, une dette envers Israël ; et cette dette se paye par un soutien inconditionnel à toutes ses atrocités, qui, en comparaison, font du Nazisme une idéologie de grand humanisme. Ainsi, Israël se présente comme l’incarnation de l’Occident, un témoin de l’exceptionnalité historique de cette civilisation et des valeurs morales qui lui sont chères.

Et, effectivement, si l’on considère qu’il est acceptable pour un Etat d’éliminer physiquement et politiquement, toutes les populations qui ne remplissent pas des conditions d’origine ethnique et de croyances religieuses bien définies, Israël peut apparaître comme un Etat authentiquement démocratique. Elle a tout ce qu’il faut pour être qualifiée de telle : la séparation entre les pouvoirs législatif, exécutif et judiciaire, un Parlement élu, le droit à la population de créer des partis politiques pour refléter la diversité des opinions et accéder au pouvoir par les urnes, une liberté de la presse totale.

Israël, une démocratie formelle qui rejette les fondements de la démocratie moderne

Sur le plan formel, il n’y a rien à dire : Israël répond à tous les critères définissant la démocratie, sauf les deux plus importants, à savoir la citoyenneté définie comme un ensemble de droits et d’obligations de tous les gouvernés, quelles que soient leurs origines ethniques, et l’égalité de tous devant la loi comme leur droit à la protection de l’Etat.

Dès lors que ces deux critères ne sont pas remplis, l’objectif de la démocratie, qui est d’assurer à tous les citoyens les mêmes chances dans la vie, est absent ; et cette démocratie n’est plus qu’un exercice formel au profit d’une majorité qui impose sa vue du monde à une minorité politiquement, économiquement et socialement maintenue en servage, même si elle constitue la majorité numérique de la population.

Israël ne peut prétendre à tenir hautes les valeurs de la démocratie et à constituer une île de liberté au milieu d’un océan de despotisme, si elle refuse à la population autochtone les droits de la citoyenneté. En fait, Israël est un Etat fondé sur l’exclusion d’une partie de sa population, et de ce fait, ne peut prétendre ni refléter les valeurs démocratiques propres à l’Occident - et tout le monde sait comment ces valeurs se manifestent -, ni donner des leçons de justice et de liberté aux autres pays de la région, si rétrogrades et si arbitraires qu’apparaissent leurs régimes parce qu’ils refuseraient la liberté d’opinion et le partage du pouvoir avec leurs citoyens.

Au-delà du formalisme qui permet à un groupe religieux de jouir de toutes les libertés, y compris celles d’être armé, de confisquer et d’expulser sans autres formes de procès, comme cela se fait de manière routinière sur le territoire reconnu de cet Etat, comme dans les territoires considérés par les lois internationales comme occupés, Israël n’a rien d’une démocratie au sens occidental du terme, bien que les dirigeants de ces pays lui reconnaissent ce caractère.

Et, pourtant, aucun d’entre eux ne fonde ses actions sur la discrimination, en termes de droits et d’obligations, entre les citoyens, sur la base de la couleur de leur peau, de leur origine ethnique, de leurs croyances religieuses, etc.

Il n’y a pas, dans ces pays démocratiques, de quartiers, et même de villes entières, interdites à telle ou telle partie de leur population ; les domiciles des personnes qui commettent des actes jugés répréhensibles ne sont pas systématiquement détruits, si ces personnes ont une origine ethnique déterminée ; et si les citoyens ont le droit de posséder des armes, ce droit leur est appliqué, quelle que soit leur origine, dès lors qu’ils sont des citoyens.

Si l’Etat prévoit des aides aux citoyens, aux municipalités entre lesquelles la population est répartie, la distribution de ces aides obéit à des critères de citoyenneté, non à des critères de religion ou d’ethnicité. Les citoyens ont les mêmes chances d’accéder à tous les postes publics, sans discrimination. La non-discrimination en matière de liberté de circuler, d’habiter et de construire où l’on veut, est non seulement reconnue, mais appliquée à tous de manière identique.

C’est une insulte pour les démocraties occidentales que d’assimiler le régime politique israélien, qualifié d’apartheid par Jimmy Carter, ancien Président des Etats-Unis, aux systèmes politiques qui les caractérisent. Israël est bien loin d’appliquer les valeurs occidentales, et son régime constitue une sorte de Nazisme amélioré au profit des Juifs, au lieu de l’être au profit des Aryens.

Israël, présenté comme modèle démocratique : une insulte pour l’Occident et ses valeurs

En Israël, on ne jette, certes, pas les membres de la « race inférieure » dans des camps de concentration ; et si on ne tente pas de les éliminer massivement, on ne les en empêche pas moins, et par tous les moyens imaginables les plus cruels et les plus vicieux, qui reflètent un despotisme dépassant de loin ce que les régimes de la région font subir à leurs peuples respectifs, de vivre une vie normale, y compris en leur refusant d’accéder aux ressources de base, de commercer, de s’instruire, de se soigner, de circuler, de construire, etc. Et, de temps à autres, lorsqu’ils font preuve d’excès de résistance, on les ramène à de meilleurs sentiments en les massacrant systématiquement et méthodiquement et cyniquement. Rien dans la pratique politique israélienne ne ressortit de la démocratie occidentale, telle que tout un chacun peut l’observer dans les pays occidentaux. Le refus même de définir ce que l’on doit entendre par citoyenneté israélienne, et la constante opposition à l’établissement de cette définition, qui est pourtant la base du système démocratique, renvoient la définition du régime politique israélien aux systèmes politiques de l’Antiquité, dont Israël tient à être une nouvelle incarnation.

La régression historique de l’Occident pour se mettre au niveau d’Israël ?

Si, malgré le gouffre insurmontable qui sépare la démocratie telle que l’Occident la pratique, de la démocratie à « l’israélienne », les Occidentaux considèrent ce pays comme un modèle, il ne leur reste plus qu’à aller jusqu’au bout de cette logique, et en revenir aux bonnes vieilles pratiques de discrimination religieuse et raciale de leur Moyen Age : massacrer, à la manière du sort réservé aux Albigeois au 13ème siècle, tous les dissidents religieux, rétablir l’Inquisition, entourer leurs villes et leurs quartiers de murailles hautes de 8 mètres, etc. La liste est longue de ce que devraient logiquement faire, pour en revenir aux pratiques de siècles révolus, ces pays, et surtout celui qui s’est récemment découvert un rôle de défenseur du droit d’Israël à faire partie d’un ensemble politique qui se targue d’être fondé sur la reconnaissance de l’indéfectibilité des droits de l’Homme, et sur le traitement équitable des individus par l’Etat, quelle que soit leur origine raciale et leurs croyances politiques ou religieuses.

Si Israël ne veut pas aligner son mode de gouvernement et sa philosophie politique sur ceux du reste de ce groupe continental, il ne lui restera plus à ce dernier qu’à adopter les critères démocratiques israéliens ! Le chemin sera long, dur et cruel pour cette régression historique. Mais que ne feraient pas les amis d’Israël pour soutenir et justifier son droit à l’élimination physique du peuple palestinien ?

Et dire que l’on refuse l’accès à ce regroupement régional, à un autre pays, qui certes a un problème de minorité à régler, mais dont le traitement de cette minorité apparaît teint de sainteté et d’humanisme exceptionnel, en comparaison de la façon dont les Palestiniens sont traités par Israël, et ce dès sa fondation, et avant même qu’un seul Palestinien ait tiré un coup de feu contre les nouveaux colonisateurs !

En conclusion :

-  1. Les légendes légitimant Israël, comme le refus des pays arabes et des Palestiniens d’accepter la division de la Palestine historique en deux Etats, et les suites que ce refus a eu sur le sort du peuple palestinien, de même que la « vente de la Palestine aux Juifs par les Palestiniens », cachant le fait que 93 pour cent des terres occupées par Israël ont été confisquées par la violence à leurs propriétaires légitimes, sont tombées en désuétude car elles ne font plus prime ;

-  2. Reste le thème porteur suivant lequel Israël serait un Etat démocratique, « le seul dans la région, » comme se plaisent à le répéter les thuriféraires de cet Etat ;

-  3. L’examen des pratiques formelles dans les domaines politiques et institutionnelles d’Israël pourrait laisser croire qu’effectivement il pourrait mériter le qualificatif d’Etat démocratique à la mode « occidentale » ;

-  4. Suivant ce thème, Israël emploierait la violence extrême contre les Palestiniens et les placerait en état de « hors de la loi », dans le but exclusif de défendre sa nature démocratique, et serait, ainsi, moralement justifié de mener une politique de discrimination raciale et religieuse, en vue de tenir haut les « principes moraux qui sous-tendent la démocratie » ;

-  5. le sionisme, comme doctrine génocidaire, constitue un démenti à cette présentation moralisante, qui donnerait à Israël un statut d’exemplarité dans une région dominée par le despotisme politique ;

-  6. Le problème avec cette présentation des pratiques démocratiques israéliennes est qu’Israël rejette les deux principes fondamentaux de la démocratie : le principe de citoyenneté qu’il s’est toujours refusé délimiter ou à adopter, et le principe d’égalité des droits et des obligations des citoyens, qu’il viole de manière continue contre les Palestiniens, le tout dernier exemple étant l’agression d’une sauvagerie inqualifiable et injustifiée contre les habitants de Gaza et sa banlieue ;

-  7. Sans caricaturer, on peut dire que l’image que les Sionistes voudraient projeter d’eux-mêmes et qu’ils seraient imbus de principes démocratiques, qu’ils seraient, par définition, humains et même « gentils », disposés à massacrer, à confisquer les terres des Palestiniens et à les expulser, en toute humanité ; le problème serait qu’au lieu de se laisser faire, les Palestiniens se défendent, et ils trouvent dans le monde des soutiens à leur résistance ! Qu’on laisse les Israéliens nettoyer la Palestine de ses habitants originaux, et la paix reviendra ! Donc, tout est de la faute des Palestiniens et de leurs soutiens ! CQFD !

-  8. Les pays qui défendent l’accès d’Israël à un regroupement régional, fondé sur l’acceptation de valeurs que ce pays rejette dans sa globalité et en détail, sont mis au défi soit d’exiger d’Israël qu’il définisse la citoyenneté, et donc, se proclame Etat raciste et intolérant sur le plan religieux, et se verrait interdire l’accès à cet ensemble, ou qu’il renonce au sionisme, et donc perdrait le caractère même de restauration historique d’un Etat de l’Antiquité ;

-  9. Et si ces pays continuent à considérer Israël comme une démocratie modèle, leurs principes s’opposant totalement à ceux qu’il suit, ils doivent aller jusqu’au bout de cette logique, rejeter les progrès accomplis au cours de ces six derniers siècles dans le domaine des droits de l’Homme, et prôner le retour au fanatisme religieux du Moyen Age ;

10. Il est quelque peu inconsistant de la part de ces pays de refuser l’adhésion à un pays qui n’emploie pas la violence et ne pratique pas la discrimination systématique contre sa minorité, alors que certains d’entre eux travaillent pour qu’Israël rejoigne ce groupe, bien qu’il soit, suivant les termes d’un ancien Président des USA, un pays pratiquant l’apartheid, en contradiction avec tous les principes politiques et moraux auxquels souscrivent ces pays !
Par douaumont - Publié dans : Morceaux choisies
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